13.03.2012
Tara Tari, la belle histoire d'un bateau et de deux aventuriers...
Tara Tari, transmission de passion entre Corentin et Capucine... Peu d'histoires de voyages me touchent. Non non, je ne suis pas blasé, juste... habitué. On nous présente souvent certains voyages comme étant des "trucs" extraordinaires en oubliant que bien souvent, on ne fait que fouler les traces des voyageurs précédents. Le 4L trophy ? Bof ! J'étais même pas né que Philippe de Dieuleveult était à bord d'une 4L pour traverser le Sahara ! Je ne parle même pas de l'aventure de Jacques Séguéla dans les années 1950 avec sa 2 CV AZAM !
Ah la mythique Route de la Soie, une sacré aventure ! Tu parles Charles, c'est limite si ce n'est pas devenu une autoroute à voyageurs ! Dans ma ville de Saint-Lô, j'avais discuté avec Jacques, qui trouvait mon périple extraordinaire, un peu fou. M'ouais. Sans fausse modestie, je ne trouve pas qu'il soit extraordinaire. Par contre des voyageuses comme Caroline Moireaux ont programmé un tour du Monde un peu extraordinaire : dix ans de balade à pied ! Waouh !

Bon, je m'éloigne. L'été dernier, j'écoutais le podcast de l'émission d'Ingrid Pohu, Voyage. La chronique de journaliste de France Info commençait ainsi : "Et le Bangladesh, c'est avec vous Corentin de Chatelperron, bonjour..." J'avais trouvé fabuleuse cette histoire d'un jeune qui vivait à bord de son bâteau au Bangladesh... J'avais retenu quelques bribes : Tara tari, le matin, la brume opaque, le chant d'un pêcheur, le son des rames sur l'eau, le temps qui s'arrête au coucher du soleil, l'appel à la prière du soir, le type qui se cache dans des jacinthes d'eau avec son harpon...
J'avais vaguement zappé l'histoire du retour en voilier, de la jute. Je le voyais comme un yachtman sur un genre de voilier local, entre le First 30 de Jeanneau et une jonque. Pas facile à la radio, surtout lorsque l'on ne cherche pas plus loin à voir ce à quoi ressemble Tara Tari...
L'autre jour, en redécouvrant Allo la Planète (Merci Joëlle), le 6 mars, je tombe sur "Capucine dans un port". Elle raconte à Eric Lange, qu'elle a récupéré Tara Tari, le bâteau de Corentin. Et là, intrigué, je file sur le site de Capucine et fait le rapprochement avec l'histoire de Corentin.
C'est le choc. La belle tronche du bateau ! Un frêle esquif dont la coque est faite de toile de jute, il est profilé, vachement beau. Je vois une petite crevette en train de bosser. Je cherche d'autres sites sur Tara Tari, bien décidé à trouver le bouquin qu'a écrit Corentin. Vous pouvez le télécharger en eBook au prix Tati de 3,64 euros ici (éditions de la Découvrance)
Je n'ai pas pu m'empêcher de le lire sans arrêter. Bluffé.
J'avais les larmes aux yeux (je les ai encore en écrivant ces lignes) en me disant que ce petit voilier qui avait 9.000 miles du Bangladesh en France repartait avec Capucine. Et j'ai découvert l'histoire de Capucine, son parcours de vie, sa joie communicative lorsqu'elle parle de "ce tout petit bateau qui a de toutes petites voiles" ... C'est chouette parce que... C'est excellent ce petit bateau, il avance, il va bientôt sortir de méditerrannée pour rejoindre l'Antlantique, c'est génial..." même si elle confie que "J'ai toujours pas beaucoup de sous"...
J'adore ce genre d'aventure qui en est vraiment une, contrairement à beaucoup de projets que l'on nous présente comme innovants ! Et puis celui là est plus propre que bien d'autres ! Cela fait longtemps que je n'avais pas été autant touché par cette histoire... Bravo Corentin et Capucine !
14:12 Écrit par Laurent Houssin dans Voyageurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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