Blog de Laurent Houssin. Mon projet est de rallier la Normandie au Japon à vélo sur un drôle de vélo écolo & rigolo...
Blog de Laurent Houssin, journaliste voyageur. Mon projet est de rallier le Mont Saint-Michel au Mont Fuji. Une balade de 15.000 km en autonomie totale à bord d'un drôle de vélo. Pour en savoir plus, regardez cette vidéo... 15.000 km du Mont Saint Michel au Mont Fuji
Chapeau bas, m'sieur Virgile ! Un super voyageur le jeune homme (25 ans). Nous avons quelques endroits en commun comme Yadz, la perle du Luth, Damas et la mosquée des Omeyyades... Bref, c'est chouette !
Voilà un résumé en vidéo de son parcours, une autre de ses passions. Bonne écriture m'sieur Virgile !
25 ans, voyageur passionné d’origine jurassienne, je vis à Paris où je poursuis différents projets professionnels après des études de sciences politiques et de finance !
Je suis aussi un…
…gros mangeur de pastèque…
…lecteur à toute heure…
…astronome (très) amateur…
…cycliste en hors-piste…
…sportif offensif…
…enthousiaste né…
…amoureux des rencontres imprévues et des retournements de situation…
…ami de la table et de ses plaisirs…
…navigateur à contre courant…
…aventurier alchimiste…
Quelques souvenirs marquants…
Avaler une pastèque en contemplant le soleil s’effacer chaudement derrière les montagnes qui tenaillent Yazd, ville de torchis millénaire sur le plateau iranien, au milieu du nulle part sur la route de la soie, assis au sommet de l’un des 2 minarets d’Amir Chakhmâgh!
Peu de pays m'ont à la fois marqué, touché et fait rêver... Bien sûr, j'aime la Syrie, pour son passé, ses sites prestigieux. Mais l'Arménie, c'est quelque chose. Cette indicible harmonie entre les gens, leur terre, leur patrimoine et la beauté de leur paysage et surtout de leur âme. Du cognac arménien Nairi, dégusté avec Ericco et Tathève à Erevan aux fous rires avec Ararat et sa famille dans le Haut-Karabagh, je garde toujours un souvenir ému de cette culture, ce de pays, de ces gens si beaux. Merci à Tathève, Thomas, William, Kristina, Erico, Ararat, les membres de l'ONG suisse Kasa et tout ceux qui m'ont fait partager leur Arménie. Merci aussi à toi Béné d'avoir gardé cette part d'âme arménienne qui est la tienne !
Voilà comment j'avais résumé mon voyage en Arménie en 2007, pour paraphraser Robert Guédiguian.
L’Arménie est-elle une destination facile ? A mon goût oui ! Même si de nombreux guides, attestent des difficultés liées à la langue, dans mon cas, j’ai toujours réussi à me faire comprendre un minimum.
Du blabla russo-anglo-arménien saupoudré de quelques mots de français et quelques gestes ont toujours permis de me tirer de diverses situations : trouver un hôtel, un taxi, un minibus, à manger. Le guide Oui Non, russe, vendu chez Albin Michel est allié de poids pour transcender les langues. Quelques phrases apprises auprès des Arméniens sont aussi efficaces.
Quelques problèmes peuvent parfois arriver, ils concernent d’abords l’approvisionnement en cash, hors Erevan, les distributeurs se font plus rares. Mieux faut en avoir toujours un peu sous la main, on ne sait jamais. L’offre hôtelière va dans le même sens. Pourtant, en se débrouillant un peu, on peut toujours trouver une solution. Des offres de B&B, voire de pension chez l’habitant sont plus nombreuses qu’on ne pense. On peut se loger pour moins de 20 euros, voire 10, à Erevan.
Dans les villages, si vous êtes dans la mouise, l’hospitalité naturelle, spontanée et très souvent désintéressée des Arméniens est vraiment un plus. Un regret, le balisage des routes des directions et des sites touristiques est négligée. Je vous conseille la carte Armenia and Mountanous Karabakh parue chez Collage Maps : www.collagemaps.am, email : collagemaps@arminco.com.
Le nom des villes est écrit en Arménien et en anglais. En vous aidant du guide Evasion, voire du Petit Futé, vous devriez toujours pouvoir vous démerder. Par contre, pour les déplacements, je pense qu’il est préférable pour un petit groupe de louer une voiture sur place. L’état des routes est semblable, globalement, à celui des moins bons endroits de la Roumanie et de la Bulgarie, et il est même un peu moins bon qu’en Turquie : présence de nombreux nids de poules, chaussée glissante, etc.
Pour le Haut Karabagh, je vous conseille de vous faire aider d’un chauffeur, de préférence avec un 4 X 4 (Ararat, Stépanakert 097 24 61 68). L’individuel pourra sans soucis combiner minibus, taxi collectif et pourquoi pas agrémenter d’une ou deux excursion depuis Erevan proposées à une dizaine d’Euros. A mon grand regret, les déplacement en train sont presque impossibles à réaliser sauf vers Gumri, la Géorgie et peut-être ailleurs. Vu l’absence de marques de passage sur les nombreuses autres voies ferrées que j’ai vu, je doute qu’il y en circule beaucoup. A propos du Haut Karabagh, si vous comptez aller en Azerbaïdjan par la suite, pensez à le demander sur une feuille libre. Sinon, il ne vous reste plus qu’à le décoller doucement, il s’enlève bien. (C’est plus une taxe touristique AMHA, qu’un réel visa).
Quel guide touristique choisir ? Franchement, je serai bien embêté de vous conseiller un ouvrage plus qu’un autre. Le guide Evasion est richement illustré, rédigé par une Arménienne. C’est à mon avis, le meilleur des guides francophones que j’ai pu découvrir. Mais certaines destinations « coup de cœur », ne valent à mon avis, pas le coup d’aller s’embêter à rouler de longues heures pour pas grand chose de probant sur place, c’est le cas du monastère d’Amaras. S’il est certes un lieu historique, (là où la langue arménienne a été enseignée dans la première école) pour la population, les ruines ne valent pas un dramm. A l’opposé, le Petit Futé est pas trop mal rédigé (pour cette destination s’entend), même si de (trop ?) fréquentes erreurs s’y glissent. C’est le cas des descriptions des monastères de Dadivank et de Gandzassar qui semblent visiblement un peu mélangés. Je cite : « Le joyau du patrimoine architectural du Haut Karabagh, c’est sans conteste le monastère de Gandzassar qui s’élève dans un paysage de montagnes boisées, au pied du mont Mrav, à l’extrême nord ouest de la région (…) S’y rendre constitue une petite expédition, du moins tant que ne seront pas terminés les travaux d’amménagement de la grande dorsale nord-sud »
Sur Dadivank, le guide annonce : « un peu plus au sud, l’autre grand monastère du Haut Karabagh, Dadivank, a beaucoup moins bien supporté les outrages du temps. Les édifices de ce vaste complexe monastique, construit en 1214 et entièrement en ruine, sont disséminés dans la verdure d’une végétation luxuriante qui en escale les façades et les toits ».Cela dit, malgré les quelques erreurs relevées ici et là, le guide reflète, plutôt pas mal les réalités économiques et sociales du pays (sans prendre trop de pincettes comme dans le guide Evasion). Parmi les guides étrangers, le Bradt est pas mal rédigé, il me fait penser dans la mise en page au guide TSK sur le Liban.
Un peu austère on peut regretter le manque d’illustration, mais il semble un peu plus riche que les guides français. Le Lonely Planet combine la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, malgré la vague de succès du guide (un peu comme le Routard dans les années 80), je le trouve assez pauvre, malgré la présence de petits conseils sympas que l’on ne retrouve pas ailleurs. Sinon, je vous conseille le petit bouquin sur les randos co-écrit par Carine Bachmann et Jeffrey Tufenkian, chez Kanach eco advendure series, il propose une vingtaine de balades plus ou moins longues, plus ou moins difficiles.
L'Arménie, oui, mais pour qui ? Vous n’aimez pas les monastères, ni les randos et la nature et encore moins les musées ? Passez votre chemin, sinon, vous allez trouver le temps long. Malheureusement, les traces du passé, hors monastères sont assez peu nombreuses. Pourtant (je ne l’ai pas expérimenté), les possibilités de découvrir la richesse culturelle de l’Arménie (Jazz et musiques, peinture,etc.) ne manquent pas.
N'oubliez pas de vous rendre au Parc de Tzitèrnakabèrd où est installé le monument et le musée du Génocide.
Pourquoi est-ce que l’on pleure ? Je ne sais pas ? Pour qui l’on pleure ? Pour les gens morts, car le lieu est chargé de souffrance et d’émotion. Ce type de réaction quasi viscérale chez moi, je l’ai par moment. Lorsque j’ai visité le Mémorial Yad Vashem à Jérusalem, la maison des esclaves sur l’île de Gorée, lorsque j’ai vu Howaïda à Beyrouth. Les larmes aux yeux, je me suis incliné, sur la flamme du souvenir. Je n’avais pas fleur à déposer.
Commémoré le 24 avril, le génocide s’est déroulé principalement en 1915. Dans le musée la même sensation m’a pris au corps à, l’évocation du premier génocide de l’ère moderne. Plusieurs noms venaient à mes yeux (en français) Deir er Zor, Alep, etc.
Les télégrammes des Grands de ce monde occidental (qui avaient –d’après ce que j’ai compris- mieux à faire), se sont contentés de réprimandes (on était en pleine première guerre mondiale en Europe). 1,5 million d’Arménien sont morts. Le musée expose sobrement dans de multiples vitrines les visages, effets, écrits sur le drame arménien.
Comme vous avez lu jusqu'au bout, voilà un peu de musique de l'Armenian Navy band créé par Arto Tunçboyaciyan. C'est une des chanson de l'album Bdzik Zinvor.
Oui, c'est bel et bien parti... Mon contrat de journaliste s'arrête fin août normalement... J'avais déjà failli ne pas le renouveler en début d'année... J'hésitais... Maintenant, le doute n'est plus permis, je me lance vers de nouvelles aventures.
Le boulot et mon investissement et les amours m'ont fait chanceler à plusieurs reprises. Et lorsque je regarde mes premières démarches pour partir (en voyage), cela fait déjà quelques années de passées. C'était en 2006 pour être exact. J'ai bien réussi à me faire deux infusions de Moyen Orient en 2007, mais depuis plus rien...
Quitter à nouveau le coin où je m'étais installé en 2008, la fatigue de 2009, la merde de 2010 et le début merdique de 2011 m'ont donné matière à réfléchir sur ma vie, sa fragilité et la fragilité des choses en général.
Je pense à mon Papa, à sa lutte contre le cancer. Cette saloperie de crabe qui le ronge, j'ai envie de le combattre avec lui, même si c'est inégal. J'ai envie d'en profiter, car on sait lui comme moi qu'il ne nous reste plus beaucoup de temps. Je regrette de ne pas avoir pu l'emmener à l'époque au concert de Gream Allwright dans la Manche.
Mais j'ai aussi besoin de partir. Certain(e)s me disent que c'est une fuite...
oui, peut être ! Mais je l'assume. Qu'est ce qu'il me reste de plaisant à vivre professionnellement lorsque mes pensées sont ailleurs, que je suis à côté de la plaque et que je me réfugie dans la nourriture comme dans une drogue. Alors, 2012 devrait être celle de la renaissance, du bien vivre, celle du temps pour moi. Je sens qu'à ce rythme, mon corps ne tardera pas à me dire stop, comme il l'a fait fin 2005, fin 2009.
Mes proches sont au courant et approuvent plus ou moins mes choix, mais mes proches comprennent qu'il est temps pour moi de vivre !