23.10.2011
Quel équipement et vêtements emmener pour un tour du monde ?
Quel équipement et vêtements emmener avec soi pour un tour du monde ? Voilà une bonne question à laquelle j'ai réussi à répondre. Lorsque je suis parti un mois en Arménie, en Syrie et Liban ou un mois en Iran, j'ai condensé dans un sac à dos qui passe en bagage cabine : c'est l'essentiel. Certains équipement ont été ajoutés ou ôtés en fonction de la destination : camping sauvage ou hôtel. Mais il y a un tronc commun immuable. Cet équipement minimal serait le même que je parte un mois ou un an. C'est le choix arrêté pour parcourir la route de la soie en 2012 avec Asiatrek.
Dans le sac à dos : deux boxers, deux paires de chaussettes, un chemise respirante à manche courtes, un pantalon séchage rapide à fermetures éclair, une polaire légère, un Buff, une trousse de toilette / pharmacie minimale, mon Ibook G4 12 pouces, un disque dur tout terrain (La Cie Rugged), un reflex numérique Canon avec un 17/40 mm, une carte mémoire 8 GO, une lampe frontale de secours Petzl E+lite.
Sur moi : une chemise respirante à poches, un coupe vent, un second pantalon à fermetures éclair, mes sous vêtements, une paire de tennis running trail qui ont longtemps été une paire d'Asics. Mais aussi mes papiers, passeport et une CB internationale ainsi qu'un scan de tous mes documents utiles envoyés sur mon adresse mail. C'est génial : du passeport au billet d'avion, ils permettent de se dépatouiller en cas de soucis...
C'est à mon avis le minimum dans le cadre d'un voyage sac à dos ou tour du monde en backpaker.
L'ordinateur est superflu, certes. Mais si je ne l'avais pas eu en 2006 durant les attaques israéliennes sur le Liban, je n'aurais pas pu travailler aussi facilement ni envoyer mes articles et photo, ni mettre mon Skynet blog à jour.
Le choix des vétements est primordial. Il faut privilégier un système de couches que l'on superpose : près du corps, elle doit évacuer la transpiration, être respirante. La seconde, sous forme de polaire plus ou moins épaisse et la troisième étanche, mais respirante pour évacuer la transpiration. Pour les pantalons, je privilégie les mêmes matières légères et respirantes, un peu stretch genre 93 % polyamide et 7 % élasthanne. Il y a de bons produits chez Décathlon dans leurs propres marques ou chez Lafuma, Millet... Prenez toujours des poches avec fermeture éclair, ça évite par exemple que votre téléphone portable glisse de la poche dans un taxi en Iran en 2007...
Concernant cette trousse de toilette / pharmacie de voyage, en fait il s'agit d'un mini sac Lowepro accroché à mon grand sac cabine : Lowepro computrekker ou Dryzone 200. Ce nécessaire contient une brosse à dent, du dentifrice une mini-savonnette, une serviette microfibre et un déodorant. La partie pharmacie comprend une aiguille à coudre, du fil, quelques pansements, dont des Compeed (seconde peau pour les ampoules), épingles à nourisses, collyres et désinfectant en unidoses, huiles essentielles de menthe pour les douleurs diverses et migraines et HE de tea tree. J'ai également du paracétamol, un peu d'aspirine, de la lidocaïne sous forme de spray, il peut servir en cas de mal de gorge mais aussi de mal au dent. Une bonne action antidouleur. Je n'oublierais plus les antidiarrhéique, m'étant fait refiler des produits frelatés en Iran. A cette trousse de base, chacun peut ajouter les produits qu'il juge nécessaire : de la pince à épiler à la ventoline, des préservatifs aux antispasmodiques voire des clous de girofles contre le mal de dent...
En fonction de chaque niveau de confort, si l'on dort dans des hôtels miteux, un sac à viande ne sera pas du luxe. Je reviendrais plus tard sur l'équipement supplémentaire en bivouac.
14:26 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, tour du monde, tdm, backpaper, équipements |
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17.10.2011
1000 premiers kilomètres en Catrike Expedition : le bilan
Avant de m'attaquer à la route de la Soie, il me faut tester le matériel ainsi que le bonhomme afin de ne pas avoir de mauvaises surprises en route. C'est aussi pour cela que j'avais testé (et abandonné) le vélo droit sur 1200 km du chemin de Saint-Jacques.
Outre des trajets pendulaires, j'ai effectué un millier de kilomètres avec le trike en quelques semaines, dont un aller retour Basse-Normandie - Champagne-Ardennes sur mon drôle d'engin.Je suis à plus de 90 % enchanté de ce drôle de vélo à trois roues. Le dérailleur tordu du premier jour de roulage est oublié.
Jusque là je n'avais fait que des petites distances, le temps de trouver des chaussures SPD à ma taille. Bien équipé, j'ai fait des sorties d'une trentaines de kilomètres. Le seul soucis rencontré a concerné la jante gauche dont les rayons se sont tous détendus... Après redressage, ça roulait mieux. J'ai poussé jusqu'à une soixantaine de kilomètres à 18 km/h de moyenne. J'apprécie le freinage et la tenue de route de l'engin, même si j'ai failli verser au début, sur les virages très secs en roulant trop vite, imaginant que j'étais sur un karting. 100 kg de viande, ça lève dans les virages sec !

Je n'ai pas remarqué d'animosité particulière des automobilistes, la plupart respectant la règle des 1m50 de dépassement, (voire plus). En campagne, j'ai pris l'habitude mettre mon fanion (j'ai perdu le moche fanion d'origine, troqué contre mon drapeau normand...) Pour être plus visible, un gilet jaune m'accompagne. Je n'ai pas voulu le couper pour en faire une manche à air... L'abord avec les gens dans la rue est plutôt sympa et j'ai croisé Geoffroy et Noémie à Saint-Lô, un couple qui possède plusieurs engins à deux ou trois comme le miens ainsi qu'un tandem à trois roues. Une belle rencontre et des échanges sympas !
Motivé par l'idée de mon confronter au terrain, j'ai fait une grande balade jusqu'à Epernay. J'ai effectué près de 300 km en trois jours sur les routes en autonomie. Je l'ai chargé de deux sacoches Ortlieb back roller classic surmontées de mon sac à dos Lowepro étanche. Le trike n'a pas connu de problèmes techniques. Si ce n'est que le poids était mal réparti : trop lourd, trop en hauteur... En bougeant le cul du trike, la sensation n'était pas géniale. J'ai rechangé mon chargement, ça allait mieux. Mais je pense que l'idéal est logiquement une remorque deux roues.
Sur la RN13 j'ai croisé Antoine, qui réside près de Lisieux. Il a fait demi-tour pour me saluer, il a acheté un Expedition il y a un mois. On a longtemps échangé sur le bords de la route...
J'ai un peu souffert à l'aller, notamment après le passage des côtes de Lisieux. Mes développements sont trop long (d'origine Catrike). Sur le plat, plus encore en côte, une douleur a commencé à venir dans le genou droit. J'ai rallongé la bôme et la douleur s'est arrêtée pour aller dans le genou gauche (à un autre endroit du genou). J'ai raccourci la bôme et réglé la cale SPD à droite, ça allait mieux. A vrai dire, j'ai eu un peu de mal à trouver la bonne position pour pédaler facilement et ménager la délicate mécanique de la jambe par rapport à celle du trike. Il va falloir que je sois plus fin dans mes réglages à moins que mon genou ne soit foutu ! J'ai essayé de maintenir les 90 tours minute. Je n'avais pas ces douleurs avec des chaussures normales, mais c'est trop dangereux de pédaler sans...
J'ai eu l'impression que les douleurs viennent aussi lorsque je tire sur les pédales plus que je ne pousse... En moulinant plus vite le poids à l'arrière créé du ballant qui n'est pas agréable. Geoffroy m'avait conseillé de pédaler rond, j'ai encore à apprendre...
La circulation dans Paris ne m'a pas fait trop peur. J'ai envoyé gras et atomisé tout ce qui roulait sauf les deux-roues motorisées ou presque grâce aux pistes cyclables et couloirs de bus.
Je suis passé chez Béovélo que j'avais contacté sur les moteurs-moyeux. Sympa le boss ! Lui trouve qu'une assistance électrique de type "Vicky" serait l'idéal car il possède une roue libre et freinerait moins qu'un BionX. Enfin, ce n'était qu'une idée comme ça. Sur un voyage au long cours, il ne semble pas que ce soit l'idéal en terme de fiabilité. De nombreux utilisateurs m'ont confirmé qu'une simplicité mécanique au maximum serait garant d'un voyage sans encombres. Je pense donc que mon système à dérailleur et pignons classiques est plus ou moins condamné.
Je compte donc investir dans un moyeu Rolhoff, une sorte de boîte de vitesse pour vélo. Une vidange tous les 5.000 km et un SAV mondial. L'avantage est d'avoir une ligne de chaîne droite, une chaîne plus grosse type BMX... Bref, sur le papier c'est l'idéal. Reste le coût d'un bon gros millier d'euros à prévoir et donc à budgéter.
Après quelques jours en Champagne, je suis reparti mardi dernier. J'ai un peu galéré à trouver les petits chemins de traverser pour me libérer des nationales (RN 3 & RN 13) à l'aller comme au retour. J'ai pu prendre le canal de l'Ourcq à Claye Souilly pour rejoindre Paris et Suresnes où m'attendait la famille. Sur le canal j'ai croisé un vélo couché Nazca. Encore de bons échanges avec Kherla, un adepte de la rando. De Suresnes, j'ai suivi le Mont Valérien puis Saint-Germain-en-Laye pour sortir de la région parisienne. Ensuite j'ai repris les pistes cyclables d'Aubergenville à Rosny-sur-Seine puis la RN13 après avoir galéré à trouver certaines vélouroutes comme celle partant d'Evreux. Elle débouche sur un terrain vague. Pas moyen de trouver le Neufbourg ! De guerre lasse, j'ai continué sur la nationale. A Pacy-sur-Eure, la recontre avec Thierry, le patron de l'Eure Bleue, bar tabac, a été un pur délice. Nous avons parlé photo de concert et costumes, car il est passionné de reconstitution historique.
En tout cas, les 400 kilomètres du retour se sont bien passés à part un bris de chaîne et une fuite de valve. J'ai essayé de comprendre mes erreurs, de mieux pédaler et là, presque plus de mal de genoux, des étapes de 75 - 85 km enchaînées et une certaine euphorie à la clef. Celle du bien être qui vous pousse à pédaler et d'avoir la banane naturellement. Un pédalage plus rond, plus en montant dans les tours.
J'ai quelques courbatures dans l'intérieur du dessus de la cuisse, mais je suppose que c'est le rodage et c'est plutôt bon signe. Quant au trike, pas grand chose à dire, ça roule... Pas de crevaison avec mes Schwalbe Marathon & Marathon racer !
15:05 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : catrike, test, voyage, rando, raid |
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24.06.2011
Première note, car il en faut bien une... La genèse de mon projet
Bonjour ! Voilà le mail que j'ai envoyé à plusieurs contacts, plutôt des gens proches pour présenter mon projet il y a quelques mois.
A des degrés divers, vous me connaissez ou m'avez connu. Nous nous sommes croisés pour le travail, boire un verre, faire un bout de chemin ensemble... Je vous sollicite, non pas pour vous demander des fonds, mais un ou des conseils.
Jusqu'en 2006, j'avais ma petite vie régulière dans ma ville de province. J'avais effectué mes premières armes à Ouest-France puis à La Manche Libre. Premier séjour en Palestine, Israël, puis second. Syrie, Jordanie, puis Liban...
L'été 2006 et la guerre du Liban ne m'a pas coupé l'envie de voyager, mais au contraire de raconter aux autres, de conjuguer ma passion des voyages et celle du journalisme, de témoigner de la vie des autres.
Fin 2006, j'ai changé de journal, de région et me suis retrouvé en Picardie, en quotidien. Le rythme me plaisait, le salaire correct m'a permis d'assouvir la passion des voyages : un mois en Iran, un mois en Arménie, 1225 km sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Après 2 ans et demi mes CDD ont cessé.
De fin 2008 à mars 2010, j'ai bossé comme rédac chef dans deux hebdos. Je me suis amusé sur le plan strictement journalistique. En terme d'épanouissement personnel, ça a été la marée basse... Pas de vacances en 2008, une petite semaine en 2009, j'ai terminé sur les rotules début 2010 miné par la fatigue d'une toxoplasmose (merci mon chat)
Le tournant de ma vie personnelle aurait pu être Rennes, en couple. J'ai choisi une autre voie.
Puis il y a eu le retour en quotidien, dans l'Yonne où je me suis amusé de mai à septembre dernier, puis dans le Loiret où depuis je suis loin de la Normandie et de ceux que j'aime. C'est boulot, dodo, boulot dodo... Quelques week-ends de temps en temps où je m'évade...
Bref ma vie actuelle ne me convient pas. Quatre années sans voyager, ça sert à quoi de bosser ?
J'ai donc envie de partir, de me projeter dans un grand voyage. Un paris un peu fou, celui de suivre, 80 ans après les autochenilles Citroën sur la route de la soie. Puis de reprendre celle des épices, une partie de celle de l'encens, traverser la mer Rouge, remonter le long du Nil, puis revenir par la Jordanie, Syrie... Vous trouverez une ébauche de tracés sur la carte jointe.
Certains m'ont conseillé de le faire à dos de chameau... Techniquement, c'est jouable, réglementairement, non. A pied comme Bernard Ollivier ? Ouh !
Depuis plusieurs années, j'ai testé différents modes de voyages et celui qui me semble le plus adapté à mon projet, c'est le vélo. Suffisamment lent pour permettre les rencontres, suffisamment rapide pour avaler des kilomètres lorsque c'est nécessaire, suffisamment robuste pour me permettre d'emmener le minimum requis pour ces quelques années de voyage (deux à trois ans) : de quoi filmer, photographier, écrire... Afin d'être publié dans plusieurs journaux...
De la cannelle qui compose la teurgoule normande aux expatriés, à l'Islam, au développement durable, les idées de sujets et de reportage ne manquent pas.
Mais ce voyage sera écolo! En autonomie totale (tente, électricité) J'ai testé cette configuration vers Saint-Jacques et en voyage : c'est jouable !
Voilà, ces quelques lignes sont jetées... Je suis preneur de toutes idées, suggestions, conseils, remarques. Sachant que je me suis fixé de partir d'ici un an.
22:02 Écrit par Laurent Houssin dans Genèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, liban, palestine, soie |
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