07.01.2012
Merci Triple Zéro ! Mon sac de couchage est commandé !
Concevoir un sac de couchage sur mesure ? C'est possible !
Pour mon périple, j'avais deux idées en tête : prendre un sac chaud et un sac froid les assembler ensemble pour me confectionner un truc chaud quand je veux et frais au besoin. J'avais testé cette solution lors de mon périple vers Saint-Jacques de Compostelle en janvier. Un S15 D4 et un S5 jumelés.
L'idée étant d'avoir assez de place pour me mettre en bouse dedans sans avoir les inconvénients du sac sarcophage. Lorsque j'ai chaud, je n'aime pas du tout avoir les cuisses collées. L'autres idée était de trouver une couturière pour le confectionner elle même à partir de sacs neufs. Bof.
Pourquoi ne pas contacter directement un fabricant pour qu'il en taille un à mes désirs. Par choix, je me suis contenté des deux meilleurs fabricants français : Valandré et Triple Zéro. J'ai envoyé ce mail aux deux entreprises :
" Bonjour, je prépare un grand voyage en tricycle couché depuis la France. La première partie va durer une année, à partir de juin, en autonomie totale. Départ de Basse Normandie en juin vers Nantes, toute l'Eurovélo 6 vers la Mer Noire puis la Turquie, la Géorgie, l'Arménie, l'Iran, le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, la Chine puis le Japon. Durant ce périple, je serais en autonomie totale et bivouaquerai le plus souvent possible. Grâce à ma remorque, je ne suis pas trop limité en poids et veux mon petit confort minimal. Je possède déjà des sac de couchage type sarcophage qui ne me donnent pas toute satisfaction de par leur forme : je ne peux pas placer mes jambes comme je le souhaite. J'aimerai savoir s'il est possible de réaliser un sac de type couverture avec collerette à partir de l'un de vos modèles. Idéalement, il comporterait une face chaude avec une température de confort -15 degrés selon le garnissage et une face moins chaude + 5 degrés (température de confort) . D'une longueur de 220 cm et 100 cm de largeur avec fermeture éclair tout du long jusqu'aux pieds avec un rabat sur la fermeture pour ne pas avoir trop de ponts thermiques tout en ayant un bon confort avec mon matelas DreamtimeXL. Ce sac me permettrait d'affronter plusieurs types de climat. Des steppes de l'Asie Centrale aux contreforts de l'Himalaya".
J'attends toujours la réponse de Valandré ! Par contre Triple Zéro m'a contacté trois jours après par mail.
"Bonjour, Ton projet est réalisable. 100/220, une face -15°C l'autre +5°C, une collerette et plutôt qu'un rabat je te propose du zip étanche continu, ce qui évitera les rabats en duvet qui sont toujours une source de problèmes (ça coince) et ce qui nous permettra d'avoir la bonne longueur. Il ne sera pas séparable (est-ce-bien utile) mais on peut mettre 2 curseurs (ou plus?) si tu veux ouvrir par en bas. Son prix serait de 439 euros, avec 42 compartiments, 550g de duvet d'un coté, 250 g de duvet de l'autre. Son poids total serait d'environ 1250g.
A bientôt
Louis Fernand."
J'ai laissé un peu de temps à Valandré pour me répondre en vain ! Et puis j'ai contacté ce vendredi 6 janvier Louis Fernand. Nous avons reparlé de mon projet, des conditions de chaleur exigées, des types de tissus utilisés, du garnissage et sommes tombés d'accord sur les spécificités de ce produit atypique. Le tissus sera noir, équipé d'un zip étanche jusqu'aux pieds. Louis Fernand ne semble pas s'engager sur -15 ° C, plutôt sur du -10° C. C'est assez logique, car il ne peut être déterminé précisément en fonction de la fabrication du sac (rectangulaire) et du fait d'avoir deux faces utiles plus ou moins chaudes.
J'ai apprécié le contact et les échanges avec Louis Fernand. Pas pressé mais concis, posant pas mal de questions, prodiguant des conseils... "De toutes façons, tu vas le tester ? Dans ce cas, si tu ne le trouve pas assez chaud, nous pouvons te rajouter du duvet. Mais on ne peut pas en enlever, mais en ajouter, oui"
Nous avons convenu d'une expédition (du duvet) à la mi-février. Vivement que je le teste avec des températures bien glaciales !
Edit/ En regardant après coup sur le web "Louis Fernand + Triple Zéro", je me suis rendu compte que ce monsieur n'était QUE Louis Fernand Pinel, patron de l'entreprise. Waouh ! Respect ! Franchement, ça fait beaucoup de bien de constater qu'une entreprise française se décarcasse pour bosser. Vous me direz que c'est le minimum. Eh bien non ! Standardisation rime souvent avec... n'importe quel mot à connotation négative en ...tion. Manque de considération pour le client, envie de lui refourguer n'importe quelle bouse inadaptée voire la plus chère si le vendeur est à la com'.
Bravo à Triple Zéro pour son accueil (je n'ai pas d'action chez eux)...
Sinon, je digresse, mais je suis retourné au Vieux Campeur. Dans la boutique que j'apprécie le plus, celle du 6, rue Thénard. Eh bien j'ai été moins déçu que d'habitude. J'ai eu deux-trois vendeurs sympathiques et moins stressés par les dizaines de clients qui déboulent le week-end. J'ai enfin pu me faire conseiller pour les indispensables de mon voyage. Filtre Katadyn (acheté), réchaud Omnifuel (just in case)... Tente...
Bref Asiatrek avance ! J'en profite pour vous souhaiter à tous une excellente année 2012... Santé, Amour, Voyages, Passions...
08:47 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : triple zéro, valandré, vieux campeur, sac, couchage |
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26.11.2011
Quel sac de couchage ? Duvet ? Synthétique ? Sarcophage ?
Le choix d'un sac de couchage ? Plume ? Fibre ? Sarcophage ? Couverture ? Valandré ? Triple Zéro ? The North Face ? Le sac de couchage souvent improprement appelé duvet peut être difficile à choisir. C'est mon cas en ce moment. Auparavant lorsque je campais, c'était toujours en été. J'ai utilisé très longtemps un sac de couchage de forme couverture en plume. Un Millet je crois. Un vieux vieux modèle de vingt ans. Un peu trop chaud. Le pauvre a terminé sa vie coupé pour faire une petite couverture chaude pour ma fille. Ouch. Ensuite, j'ai utilisé un sac couverture en synthétique. Un modèle moins chaud, mais de qualité et de fabrication plus que moyenne : peu compressible, il m'a accompagné en 2002.
Dès 2004, j'ai investi dans un sac Décathlon S15 Ultralight. Lors de l'achat j'ai été séduit par la taille rikiki de ce sac une fois compacté. Ce n'est que par la suite que je me suis rendu compte que je l'avais acheté en L au lieu de XL : il n'avaient qu'une seule référence en rayon grrr. Tant pis pour moi. Lui m'a bien servi. En prenant soin du rangement, du nettoyage, le garnissage synthétique n'a pas trop bougé, je m'en suis surtout servi en "mode couverture". Il offre une fiabilité de bon aloi. Autoproclamé bouillotte humaine, je n'ai eu froid qu'une fois avec lors d'une rando en Arménie à Alaverdi. A plus de 1000 m, en avril, il faisait pas loin des -10 °. Les petites bougies oranges achetées dans le monastère ont été allumées pour prier que je ne gèle pas réchauffer la tente afin de me sentir moins glacé. Et j'ai eu froid, malgré ma polaire. Bref, c'était des conditions de couchage à la limite du danger et de la connerie de ma part.
En projetant mon périple vers Saint-Jacques de Compostelle quelques mois après, en janvier 2008, l'achat d'un sac plus chaud s'imposait. Les prix des sacs en duvet au Vieux Campeur me rebutaient. C'est couillon, mais j'aurais mieux fait d'investir dans un bon sac à ce moment là : mes finances étaient au beau fixe. Je me suis laissé tenté par un Décathlon S5 Ultralight. Température de confort 5 degrés, agréable, confortable mais lourd, lourd et peu compact malgré le sac vendu avec.
J'ai passé plusieurs nuits aux environs de zéro degrés dedans et même moins (-5 maxi) sans jamais ressentir le froid . Pour moi, grande bouillotte humaine, ce sac serait parfait pour affronter des températures légèrement négatives. Ma fille me l'empruntant a tout juste chaud lors des nuits d'été où il fait entre 5 et 10 degrés, comme en Angleterre lors du Mini United 2009 ou lors de nuitées de camping à Lacanau.
Maintenant, comment choisir mon nouveau sac ? Je veux du matos fiable. Exit les généralistes et vive les grandes marques renommées !
La norme NE 13537 doit permettre de choisir et surtout de comparer plusieurs sacs. Cette norme européenne déclinée en version française depuis 2003 (NF NE 13557) permet de se repérer selon la même méthodologie. Température maxi, température de confort, température limite et température extrême. Une femme de 60 kilos se référera à la température de confort. Un homme de 80 kilos pourra aller vers la température limite. Ceci est à moduler en fonction de la forme physique de chacun, de sa propre résistance au froid. Attention, compte tenu de la charge en duvet, certains constructeurs étrangers semblent très optimistes.
L'isolant. Duvet ou synthétique, son but est d'emprisonner l'air afin de résister aux plus basses températures. Le duvet aura tendance à garder un peu l'humidité, chose que l'on ne rencontre pas avec le synthétique. A qualité d'isolation identique, un sac de couchage en duvet sera vraiment plus compact, moins lourd. Mais il sera aussi plus cher. Le sac présenté en haut est un Valandré Thor, un monstre à 750 euros prévu pour les expé de l'extrême. Le second, le bleu, est un grand Bardat 1100 de Triple Zéro, même conditions d'expédition et 640 euros. Le top du top en matière de fabrication et de qualité de plumes. L'une est originaire des Alpes, l'autre des Pyrénées.
La forme. Sarcophage, droite, mixte, pied d'éléphant... Il existe la forme classique, comme une couverture munie d'un zip, les déperditions de chaleur sont importantes au niveau des épaules. Pas besoin de vous présenter le sarcophage et sa forme dite momie très (trop ?) anatomique. Le mixte offre une capuche comme le sarcophage et une coupe "droite" au niveau des jambes. Le pied d'éléphant est un mini sac de couchage qui s'arrête au niveau du ventre et doit être complété avec une doudoune.
Mon dilemme est de posséder le sac idéal qui me permettra d'affronter aussi bien les températures positives que négatives en gros du +20°C voire plus la nuit jusqu'à -20°C. Je pars en autonomie et n'ai pas envie de jouer avec la poste pour me faire envoyer un duvet plus chaud ou moins chaud et d'en renvoyer un au fur et à mesure de ma progression. Mon départ se fera avec le matos complet ou ne se fera pas. Pour garder une chaleur optimale, je peux jouer avec une couverture en polaire, un sac à viande en soie pour l'intérieur et un sursac en thermolite. Mais, perso, j'ai un peu plus de mal avec le trop chaud qu'avec le trop froid surtout aux jambes. J'aimerai également avoir de la place aux jambes, donc reprendre une forme classique et non pas sarcophage. Du moins au niveau des jambes. Que ce duvet puisse servir de simple couverture lorsque je serais avec mon super matelas. Bref : du confort. Je ne vais pas passer une année à dormir sur un tape-cul et ne pas être libre de bouger les jambes. Après le choix de la marque devrait se faire entre Valandré ou Triple Zéro. Autant privilégier les entreprises françaises.
Je viens de contacter ces deux entreprises pour connaître le coût de réalisation d'un sac sur mesure, dans l'idéal : 220 de long 100 de large, une densité de plumes plus importante sur une face afin d'avoir une double protection... Je vais vous tenir au courant de l'aboutissement de mes démarches... Ensuite, je compte le tester et le valider dans un entrepôt frigorifique avec ma tente...
17:03 Écrit par Laurent Houssin dans Matos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sac, couchage, sac de couchage |
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