17.04.2012

Test grand froid : ouf, ça passe !

asiatrek triple zéro.jpgHello ! Merci à vous, nouveaux lecteurs de prendre ce blog en cours. Merci aussi aux journalistes qui se sont déplacés et ont passé du temps avec moi : France 3, Ouest-France, France Bleu Cotentin, La Manche Libre...

La nuit a été bien chaude dans mon duvet, j'ai même eu trop chaud aux jambes. Dehors il faisait frais, un peu plus de -20 degrès...Imaginez une erreur et j'aurai pu être le premier journaliste cryogénisé de son vivant ! 

Voilà un reportage effectué par France 3 Normandie sur Asiatrek. Je vous embrasse, je vais pédaler afin de me réchauffer un peu, car si l'ordi tient à -20, il est quand même pas agréable avec ses parties en métal...

Sinon, pour reprendre l'expression de Denis, je ne suis pas le sosie du mec de Bref avec 20 kilos de plus ! Mais ceci dit si le trio a besoin d'un vélo 3000, il est à vous ! (Avant que je ne parte en Iran...)

 

15 000 km à vélo pour rallier le Mont Fuji du... par france3bassenormandie_845

15:23 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

12.04.2012

Le point sur #Asiatrek à 22 semaines du départ...

Voilà le point sur Asiatrek, du Mont Saint-Michel au Mont Fuji, à 22 semaines du départ.

D'abord les certitudes : 

  1. Je pars le 9 septembre 2012, quoi qu'il arrive...
  2. Je pars avec mon tricycle couché, et sa remorque en autonomie totale,
  3. Mon chemin pars à l'est, du Mont Saint-Michel au Mont Fuji
  4. L'association Asiatrek a été créée, merci à Denis et Steeve, les deux autres admins !
  5. J'ai invité plein de confrères et consoeurs le 16 avril
  6. J'ai confiance en moi (enfin...)
  7. Je ne fume plus ! 

Quelques incertitudes et peurs : 

  1. Je flippe car tout s'accélère, comme si le TGV Est rejouait le record de vitesse.
  2. La fatigue du bonhomme : je suis très fatigué, je dors mal.
  3. J'ai peur de ne pas y arriver. 
  4. Je n'ai demandé pour l'instant aucune subvention !
  5. Il faut que je fasse le raout à Paname, mais est-ce que je ne vais pas me faire bouler ? 
  6. Est-ce que ça va intéresser quelqu'un cette histoire ?

Bref. Ces moments qui filent, filent, filent, ce temps qui passe de plus en plus en vite me crient aux oreilles : vas-y, profite ! Le décès de Gégé, de mon Papa, de Jean-Noël : vas-y profite !
Je flippe tout en sachant que le 9 septembre, je serais sur la route. 

La vie associative, c'est sympa, surtout quand c'est pour soi, mais c'est lourd à porter, il faut penser à des milliers de choses et c'est parfois chaud... J'ai préparé les invitations à la presse pour le début des tests grand froid le 16 avril et je n'ai aucune réponse. Je sais que les potes journalistes devraient venir, mais les autres ? Et les subventions, je vais envoyer mes demandes, mais après...  Entre fatigue, aigreur, j'ai envie de tout balancer par moment, tellement je suis fatigué, tellement ça va vite. Mais je me raccroche quand même à Asiatrek, parce que, oui, je l'avoue, sans ma balade, sans l'idée de parcourir quelques milliers de bornes, en chier, me changer les idées, je ne sais pas si je serais encore de ce monde. 

J'erre entre envie et certitudes, peurs et joies, tristesse et manque. Le décès de Papa m'a plus profondément marqué que je ne l'aurai pensé. Ce n'était pas un morceau de moi, je suis un morceau de lui. Papa m'avait dit, quelques semaines avant de mourir : ne pars pas trop tard, je ne sais pas si je serais encore en vie lorsque tu partiras... 

hokusai.jpg

J'ai rencontré Gérald hier, en covoiturage. Il est le patron d'une boîte de prod normande. Pour lui, le format idéal pour vendre mon voyage serait le 52 minutes plus qu'une série. Mais que ce serait de toute façon un peu trop juste pour vendre en coprod mon voyage. Il a été riche de conseils, pour présenter mon projet, mon voyage. Les différentes questions que je dois me poser et auxquelles je dois répondre avant de rencontrer et de démarcher...

Sinon, voilà plus haute un petit visuel que j'ai bidouillé ces derniers jours un mix d'une gravure du Mont et une des cent vues du Mont Fuji d'Hokusaï... (Pas des 36...)

13:42 Écrit par Laurent Houssin dans Projet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

05.04.2012

Merci à toi lecteur ! Je te paye un verre ?

Oui, merci à toi. Mais si toi, devant ton écran ! Ces dernières semaines, les stats de mon blog ont explosé... un X2 sur le nombre de visiteurs uniques, mais aussi sur le nombre de pages vues. Ce n'est pas tant ma liste d'élus ayant donné leur soutien au FN qui augmente les stats mais toi. Oui, toi, bien calé face à ton écran à Paris, Aÿ, Saint-Lô, Fougères, Rennes, Bordeaux... Ou Santa Barbara ! La place me manque pour vous citer...

Ce message est l'occasion de t'inviter à la présentation officielle d'Asiatrek le 16 avril à 19 heures pour boire un verre, essayer le tricycle, parler voyage... Si tu es journaliste, tu peux venir aussi à partir de 18 heures...

10:06 Écrit par Laurent Houssin dans Projet | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

11.03.2012

Asiatrek en direct dans Allo la planète avec Eric Lange sur le Mouv'

Lange,Eric Lange,MouvJ'adore la radio. La radio parlée. Celle découverte en 1981, les radios périphériques, NRJ, Europe 1, RTL, Maxximum (celle que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître) ou plus localement Tendance Ouest ex Radio Manche... Mais j'aime aussi Radio France et ses radios. France Bleu, à la maison, mais plus particulièrement France Inter et France Info que l'on capte à peu près partout. Bref, j'aime la radio où "ça cause dans le bordel". 

Il y a comme ça mes émissions incontournables que j'adore depuis... Oh, des lustres. Le tribunal des Flagrants délires, Panique au Mangin Palace, La Scandaleuse histoire du Rock, Tout et son contraire, Voyage, le 5-7 boulevard, Nouveau Monde, Les persifleurs du mal, Zikweb... Et puis une que je pensais disparue, Allo la Planète. En discutant avec ma copine Joëlle et son mari, je me suis rendu compte que l'excellente émission d'Eric Lange, que j'écoutais sur France Inter (et à laquelle j'avais participé 29 secondes en parlant de l'Iran en 2008) existait encore sous d'autres cieux. Sous d'autres ondes, celles du Mouv'...

Je n'avais écouté cette radio que quelques fois, lorsque mon pote Edouard, "jouait" au journaliste de province dans un talk, une matinale peut être ? Bref, ne captant pas le Mouv' sur mon poste, autoradio, je n'allais pas écouter spontanément ses podcasts (je mens, j'écoute certains de RFI que je ne capte pas) 

radio_le_mouv.jpgBref, tout ça pour vous dire que j'ai redécouvert avec plaisir cette émission où l'on cause, de tout, de ce qui nous entoure, de nos voyages, de nos envies, de notre vie...
Je suis passé en direct dans l'émission Allo la Planète vendredi avec Éric ! J'avais envoyé quelques photos sur allolaplanete.linternaute.com/ Anneka, la petite fée de l'émission a  appelé... La suite, la voilà en son : 


podcast

12:46 Écrit par Laurent Houssin dans Projet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

04.02.2012

Asiatrek : la partie de tests "grand froid" a commencé !

Saint-Lô,Ouest-France,OFCela fait plusieurs mois que je dors dans la caravane, sans chauffage, bien entendu. Mais la caravane est trop chaude pour vraiment tester ma résistance au froid. Ne rigolez pas, à certains moments, je crevais de chaud. J'ai donc planté la tente dans le jardin afin de bien vérifier ma capacité à résister aux grands froids.

Mais voilà ça peut choquer un peu. "Quelle idée d'aller roupiller dans le froid ?" "Tu es taré ?" Rigolant 

Eh bien non, je continue de préparer mon périple et ainsi voir quels seront les détails à améliorer pour dormir confortablement lorsque je serais dans des zones hostiles.

 Ouest-France écrit que "personne ne dort dans la rue". Eh oui, c'est vrai ! Je ne dors pas dans la rue mais dans ma tente, elle même plantée dans le jardin ! Loooool" L'idée étant d'être au top lors de mon périple en ayant déminé quelque peu le terrain. J'avais pris trop de risques au printemps 2007 lors d'une rando en Arménie avec du matos peu adapté.

416795_2582347845186_1449151540_31942582_1999031263_n.jpgMon but étant d'améliorer mon système de couchage, roulage et de protection contre le froid dans des conditions faciles pour ne pas me planter dans les conditions extrêmes. Après cette partie dans la nature, je veux tester l'ensemble en chambre frigorifique, je profite des conditions actuelles sur la France pour mener à bien cette série de tests. J'ai passé une première nuit à -9 degrés, un peu de vent, sol gelé, dans la Quechua 2 secondes. Ce n'est pas cette tente que j'aurais en voyage, ce sera une Vaude.

Le sac de couchage ne sera pas celui que j'utilise en ce moment. Ce sera un Triple Zéro, conçu sur mesure. Néanmoins, le Thermarest Dreamtime XL sera le même ainsi que l'oreiller.

photo copie 5.JPGLe bilan provisoire ? Finalement je n'ai eu froid qu'à l'extrémité des épaules et au niveau des sinus. Je pense que j'ai bien fait de prendre une doudoune pour la suite. Une couche chaude qui me permettra de mieux supporter le froid après l'effort.

Mais le principal enseignement de ces nuits glaciales m'a sauté aux yeux : l'iphone par -2 degrés celsius coupe. Quel que soit son niveau de batterie, il n'aime pas le froid. Alimenté par ma batterie Powergorilla, il tiens jusqu'à -7 degrès celsius et fini par couper de toutes façons. En cas d'utilisation avec une balise Spot Connect, si je veux envoyer un signal de détresse, je serais cuit !

Vaude,Taurus,UL,TenteJe viens de recevoir ma tente Vaude Taurus Ultralight, celle qui devrait m'accompagner durant cette année de voyage. Je l'avais commandée en version Power Taurus, plus résistante au vent, mais plus lourde, elle m'a été livrée en version UL. Bon, tant pis. Je vais la tester dès cette nuit. Le montage est super rapide, les sardines sont en forme de croix, la tension est bonne. 


Bonne nuit à tous !

18:13 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : froid, neige, glaçon, tente, tests | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

25.01.2012

Asiatrek, le point à près de six mois du départ

Rappel d'Asiatrek… Bon, ça y est, Asiatrek avance à grand pas. Voilà le résumé pour les personnes asiatrek.jpgdécouvriraient le projet maintenant ou qui n'ont pas accès à la presse normande comme La Manche Libre ou Ouest-France qui m'ont consacré deux articles. 
L'idée est de partir de Saint-Lô vers Tokyo à bord d'un joli tricycle couché en autonomie totale en émettant le moins de CO2 possible.

Ma décision a été prise l'été 2011 pour un départ vers l'été 2012. Un an pour aider les gens que j'aime à affronter le cancer, un an de préparation physique, un an de planification du trajet, un an de test, un an pour trouver les partenaires.

Asiatrek, ce sera ensuite un an de voyage le long de ces chemins de vie, de rencontres que représentent l'Eurovélo 6 et la route de la Soie avec un bonus à la découverte du Japon. J'ai acheté mon vélo en août 2011, un tricycle couché, un Catrike Expédition déniché chez On Avance à Montpellier. L'apprentissage rapide de ce vélo a été source de joie. J'ai accumulé plus de 3.000 km de roulage dans différentes configurations dont les classiques sacoches arrières et sac à dos. Bof ! Un pédalage peu régulier affecte le comportement du trike et amplifie le louvoiement à cause du poids réparti en hauteur sur le porte bagage arrière Tubus expédition. Rapidement l'installation d'une remorque a été une évidence. Confronté à des choix cornéliens de modèles ready made qui ne correspondaient pas totalement à mes attentes, je me suis résolu à en réaliser une sur mesure. Je suis parti d'une base de remorque pour enfant.

Son poids, sa construction en acier et sa qualité ne m'ont pas convaincus au final. Par la suite, je me suis dirigé sur une base de remorque en aluminium, l'Y Frame de Carryfreedom sur laquelle j'ai installé une caisse en contreplaqué confectionnée par mes soins. Une assise en 10mm sur laquelle sont assemblés les côtés et le toit en 5 mm avec non pas une ouverture sur le dessus, mais par derrière, pensant que l'étanchéité serait meilleure. La remorque "intelligente" est presque terminée. Elle produit de l'électricité, le panneau est à la fois fixe et reste orientable pour maximiser l'ensoleillement grâce à une ingénieuse (je me lance des fleurs ! ) tringlerie en tubes alu.

Concernant cette remorque "intelligente" il ne me reste que quelques aménagements à configurer comme l'eau chaude pour prendre une douche au bivouac. Un système de chauffage de l'eau par rayonnement couplé à une douche économique en eau serait le top ! J'y pense… Des tuyaux noirs confinés dans un cadre couvert de plexiglas pourraient assurer le réchauffage de cette eau. Car je ne me vois pas ne pas me doucher quotidiennement ! J'ai testé la douche de poche comme celle de Sea to Summit depuis six ans. 10 litres suffisant à se laver pour deux personnes économes. J'ai une poche à eau avec pommeau de douche Ortlieb, 8 minutes de douche dispo, mais elle n'est pas transportable pleine à cause du mouvement de l'eau. L'idée que le noir attirait la chaleur et que cette poche allait se réchauffer n'est pas bonne. J'ai failli la paumer sur Saint-Lô Reims Saint-Lô… J'aimerai bien installer un système de douche plus diffusant pour l'eau qui, au lieu de couler serait pulvérisée (Merci à Gérard Gervaise pour le conseil). L'idée étant d'avoir moins d'eau à transporter pour un même usage et que cette réserve soit installée dans un système rigide afin de ne pas occasionner trop de mouvements dans la remorque. Un pulvérisateur à pression contenue serait peut être l'idéal, avec un système mixte flexible/tuyau alu pour faire monter l'eau à ma hauteur. Sans point d'accroche pouvant soutenir 10 kg d'eau à hauteur d'homme point de salut pour la douche portative, sauf à la tenir d'une main et se laver de l'autre. Le trépied restant une solution bâtarde expérimentée en Bulgarie / Turquie, mais j'étais en voiture… Le choix de la réaliser avec une ouverture arrière plutôt que sur le dessus n'est peut être pas le bon au final ?! Je m'étais dit qu'il s'agissait de la meilleur solution pour l'isoler de l'eau et du ruissellement.


En fait, cela me contraint à repenser le rangement. La partie droite dévolue au couchage, le gros matelas Thermarest Dreamtime XL, la gauche à la popote, à l'électricité, les batteries et au matos peu fragile. Ce sera donc plus difficile de mettre en place un pulvérisateur à l'avant, à moins d'installer un système de durits fines d'aquarium assez long genre 1m50 pour enlever, remplir et remettre en place le système de pompage sans hypothéquer l'étanchéité de la remorque. Une tétine partirait du côté gauche de la remorque afin que la douchette puisse être installée très rapidement et monter à 1m80 de hauteur.

Durfort.jpgUne autre piste de réflexion concerne mon propre confort. Si le couchage ne pose pas de problème, je n'ai pas encore trouvé LA tente. L'Ultralight pro 2 de chez D4, utilisée avec le Dreamtime XL à Durfort (81) est trop peu habitable avec ce matelas, je n'évoque même pas le cas de ma Rigel X2 de chez Coleman, simple paroi et peu respirante. Il faut en parallèle que je prévoie l'installation d'une bâche pour m'abriter. Comme s'il s'agissait d'un auvent à ma remorque. Hors de question de cuisiner ni de vivre dans la tente. Il me faut donc un système de tarp qui se déploie afin de me protéger d'une éventuelle pluie fine. A Durfort, alors que je me rendais chez Triple Zéro c'était simple de tout benner dans l'auto car il pleuvait, sur le chemin, ce ne sera plus le cas. La tente trempée rangée dans la remorque, non merci, tout va pourrir ! Il faudrait que je puisse tendre une bâche depuis l'arrière de la remorque vers la tente. Un genre de tarp pour être tranquille.

Une bâche pour protéger le sol de la tente ne serait pas un luxe. A voir aussi ! Pourquoi pas une Vaude ? Sylvain, croisé en covoiturage possédait une Taurus la trouve trop chaude pour les parties les plus arides. Il a noté une certaine fragilité des fermetures éclair… Ce que j'attends de cette tente ? Une certaine hauteur intérieure 1m10 1m20, au moins 2,20 de longueur pour le corps 1m de large, de quoi pouvoir mettre l'équivalent de trois sacoches Orlieb Backroller classic dedans. Qu'elle soit respirante, que le double toit soit solidaire de la chambre pour un montage aisé, mais qu'il soit possible de dormir avec la chambre seule pour les parties chaudes de mon périple. Bref, c'est peut être le mouton à cinq pattes ? Je me suis longtemps demandé si la tente utilisée par Sonia et Alexandre Poussin lors d'Afrika Trek n'était pas l'idéal ?

15:20 Écrit par Laurent Houssin dans Projet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

07.01.2012

Merci Triple Zéro ! Mon sac de couchage est commandé !

Triple Zéro,Valandré,Vieux Campeur,Sac,CouchageConcevoir un sac de couchage sur mesure ? C'est possible !

Pour mon périple, j'avais deux idées en tête : prendre un sac chaud et un sac froid les assembler ensemble pour me confectionner un truc chaud quand je veux et frais au besoin. J'avais testé cette solution lors de mon périple vers Saint-Jacques de Compostelle en janvier. Un S15 D4 et un S5 jumelés.

L'idée étant d'avoir assez de place pour me mettre en bouse dedans sans avoir les inconvénients du sac sarcophage. Lorsque j'ai chaud, je n'aime pas du tout avoir les cuisses collées. L'autres idée était de trouver une couturière pour le confectionner elle même à partir de sacs neufs. Bof.

Pourquoi ne pas contacter directement un fabricant pour qu'il en taille un à mes désirs. Par choix, je me suis contenté des deux meilleurs fabricants français : Valandré et Triple Zéro. J'ai envoyé ce mail aux deux entreprises :

" Bonjour, je prépare un grand voyage en tricycle couché depuis la France. La première partie va durer une année, à partir de juin, en autonomie totale. Départ de Basse Normandie en juin vers Nantes, toute l'Eurovélo 6 vers la Mer Noire puis la Turquie, la Géorgie, l'Arménie, l'Iran, le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, la Chine puis le Japon. Durant ce périple, je serais en autonomie totale et bivouaquerai le plus souvent possible. Grâce à ma remorque, je ne suis pas trop limité en poids et veux mon petit confort minimal. Je possède déjà des sac de couchage type sarcophage qui ne me donnent pas toute satisfaction de par leur forme : je ne peux pas placer mes jambes comme je le souhaite. J'aimerai savoir s'il est possible de réaliser un sac de type couverture avec collerette à partir de l'un de vos modèles. Idéalement, il comporterait une face chaude avec une température de confort -15 degrés selon le garnissage et une face moins chaude + 5 degrés (température de confort) . D'une longueur de 220 cm et 100 cm de largeur avec fermeture éclair tout du long jusqu'aux pieds avec un rabat sur la fermeture pour ne pas avoir trop de ponts thermiques tout en ayant un bon confort avec mon matelas DreamtimeXL. Ce sac me permettrait d'affronter plusieurs types de climat. Des steppes de l'Asie Centrale aux contreforts de l'Himalaya".

J'attends toujours la réponse de Valandré ! Par contre Triple Zéro m'a contacté trois jours après par mail.

"Bonjour, Ton projet est réalisable. 100/220, une face -15°C l'autre +5°C, une collerette et plutôt qu'un rabat je te propose du zip étanche continu, ce qui évitera les rabats en duvet qui sont toujours une source de problèmes (ça coince) et ce qui nous permettra d'avoir la bonne longueur. Il ne sera pas séparable (est-ce-bien utile) mais on peut mettre 2 curseurs (ou plus?) si tu veux ouvrir par en bas. Son prix serait de 439 euros, avec 42 compartiments, 550g de duvet d'un coté, 250 g de duvet de l'autre. Son poids total serait d'environ 1250g.

A bientôt

Louis Fernand."

J'ai laissé un peu de temps à Valandré pour me répondre en vain ! Et puis j'ai contacté ce vendredi 6 janvier Louis Fernand. Nous avons reparlé de mon projet, des conditions de chaleur exigées, des types de tissus utilisés, du garnissage et sommes tombés d'accord sur les spécificités de ce produit atypique. Le tissus sera noir, équipé d'un zip étanche jusqu'aux pieds. Louis Fernand ne semble pas s'engager sur -15 ° C, plutôt sur du -10° C. C'est assez logique, car il ne peut être déterminé précisément en fonction de la fabrication du sac (rectangulaire) et du fait d'avoir deux faces utiles plus ou moins chaudes.

J'ai apprécié le contact et les échanges avec Louis Fernand. Pas pressé mais concis, posant pas mal de questions, prodiguant des conseils... "De toutes façons, tu vas le tester ? Dans ce cas, si tu ne le trouve pas assez chaud, nous pouvons te rajouter du duvet. Mais on ne peut pas en enlever, mais en ajouter, oui"

Nous avons convenu d'une expédition (du duvet) à la mi-février. Vivement que je le teste avec des températures bien glaciales !

Edit/ En regardant après coup sur le web "Louis Fernand + Triple Zéro", je me suis rendu compte que ce monsieur n'était QUE Louis Fernand Pinel, patron de l'entreprise. Waouh ! Respect ! Franchement, ça fait beaucoup de bien de constater qu'une entreprise française se décarcasse pour bosser. Vous me direz que c'est le minimum. Eh bien non ! Standardisation rime souvent avec... n'importe quel mot à connotation négative en ...tion. Manque de considération pour le client, envie de lui refourguer n'importe quelle bouse inadaptée voire la plus chère si le vendeur est à la com'.

Bravo à Triple Zéro pour son accueil (je n'ai pas d'action chez eux)... 

Sinon, je digresse, mais je suis retourné au Vieux Campeur. Dans la boutique que j'apprécie le plus, celle du 6, rue Thénard. Eh bien j'ai été moins déçu que d'habitude. J'ai eu deux-trois vendeurs sympathiques et moins stressés par les dizaines de clients qui déboulent le week-end. J'ai enfin pu me faire conseiller pour les indispensables de mon voyage. Filtre Katadyn (acheté), réchaud Omnifuel (just in case)... Tente... 

Bref Asiatrek avance ! J'en profite pour vous souhaiter à tous une excellente année 2012... Santé, Amour, Voyages, Passions...

08:47 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : triple zéro, valandré, vieux campeur, sac, couchage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

07.11.2011

Magasin Outdoor : AS Adventure, la belle découverte à Reims

A.S. Adventure, l'enseigne dirigée Frédéric Hufkens, s'est installée à Reims. Explications.
En règle générale, les provinciaux n'ont pas trop le choix pour faire leurs emplettes de fringues techniques, de matériel de rando, sac de couchage, etc.
Un exemple, à Saint-Lô, ma charmante préfecture de province. L'essentiel peut être trouvé chez Intersports à Agneaux, chez Décathlon à Saint-Lô ou dans la petite boutique de running rue de la Poterne pour les running trail. Ces boutiques généralistes permettent de s'équiper à moindre coût sur des "basiques".
Mais ne rêvez pas, vous ne trouverez ni la popote en titane dernier cri, ni le sac de couchage extrême, ni le réchaud multifuel Primus... Et c'est logique. Quel serait le volume de vente d'un sac de couchage Valandré Thor, engin destiné à affronter du -40 °C dans une sous-préfecture de province ? D'ailleurs, combien de gens en France ont besoin d'un tel équipement ? Finalement, peu ! Quoiqu'en grattant un peu, sans jeu de mot, il est possible d'en trouver quelques uns. A l'image d' Alan Le Tressoler et Julien Cabon. Les deux aventuriers ont testé leur matos dans une chambre froide avant de partir pour leur Pôle Nord 2012. Tiens, pourquoi, à mon tour, je ne m'entrainerais pas à pédaler dans le froid ? Allez, hop, un partenariat a réaliser avec Lecapitaine, le constructeur de camions frigorifiques saint-lois !

Franchement je vois mal les magasins généralistes proposer toute l'étendue d'une gamme qui irait de + 20 degrés à - 50 degrés. Pour ce genre d'expédition, il y a peu de solution : le net, quelques boutiques ultraspécialisées ou se rendre directement chez le fabriquant, qu'il se nomme Valandré, Triple Zéro afin de bénéficier d'un produit sur mesure.
Pour des produits moins extrêmes, mais techniques, fiables et chauds quand même, des sac de couchage The North Face, Millet ou autres peuvent se trouver au Vieux Campeur à Paris. Je suis quand même partagé par cette enseigne. D'abord parce que l'accueil peut être, selon les boutiques et les jours de passage aussi bien agréable ou exécrable. Le mois dernier, je cherchais un matelas de rando confortable pour mon périple. Une fois précisées les conditions de voyage : trike + remorque, autonomie, un an de voyage, besoin de confort, je demande son avis au vendeur (un jeune) sur le Dreamtime XL. Un matelas génial qui reléguerait votre literie domiciliaire au rang de monstrueux casse-cul.
Je n'ai pas apprécié son "pfff, vous n'allez pas emmener ça en randonnée. Faut être fou, c'est pas fait pour emmener."  
J'espérais bien voir ce que donnais l'engin comprimé. Ce n'était pas possible. Bon, bon... J'ai hésité à acheter un Néo-air, mais selon lui, il n'était stocké qu'en version small. Bon, bon. Ok ok. Au revoir.

Est-ce de ma faute si j'ai envie de prendre un matelas confort ? Je me suis toujours souvent cassé le dos sur un matelas auto gonflant. J'apprécie le confort qu'apportent les matelas gonflants classiques pour leur modularité en fonction de la dureté de gonflage des boudins. Tiens, au moins, il y a cinq ans, le vendeur du Vieux campeur, un ancien, sympa, qui se trouvait   au même rayon, (la boutique était à une autre adresse de mémoire) avait été de bon conseil en me vendant un matelas Tipi, un modèle gonflable, basique à une dizaine d'euros.
Toujours avec le Vieux (la boutique), j'ai eu la même impression que les deux jeunes (les vendeurs) se foutaient de ma tronche lorsque j'ai acheté ma batterie Tekkeon en 2007 : les vendeurs ne savaient pas comment la batterie fonctionnait et je n'ai jamais pu avoir la prise allume cigare dont le catalogue papier vantait la présence, malgré de nombreux appels. Le comble a quand même été atteint lorsque je me suis aperçu que ma carte de fidélité du Vieux campeur, dont j'avais avec patience accumulé près d'une vingtaine de petites étiquettes à 15, 50 euros n'était plus valable. Désolé de ne pas avoir été au courant. 
 L'idée que certains vendeurs se foutent de ma tronche du côté de la rue des Ecoles et de la rue Saint-Jacques m'est insupportable d'autant plus que j'ai aimé fréquenter le Vieux, surtout rue Thénard et au 2 rue de Latran.

AS adventure,asadventure,reimsBref, je m'égare. En recherchant via le net une boutique spécialisée, je suis tombé sur l'article du quotidien régional l'Union.  Il concernait l'installation à Reims d'A.S. Adventure. La chaîne de magasin originaire du Bénélux est arrivée en France en avril. Son site Internet indique : A.S.Adventure est « l’endroit incontournable » pour tous les globe-trotters, les amateurs de la nature et les adeptes des loisirs actifs. Vous y trouverez tout sous un seul toit. Que vous partiez sous les Tropiques, au Pôle Sud, à Barcelone ou dans les Ardennes belges, vous trouverez chez A.S.Adventure un large assortiment de produits – adaptés à votre propre style de vie passionnant – et vous bénéficierez en outre des conseils professionnels de collaborateurs de vente spécialisés.

Je me suis rendu dans le magasin installé pas loin d'Ikéa Reims, zone du Thillois. Franchement, ce fut une bonne surprise. Un magasin bien achalandé dans une gamme de produits outdoor très divers. Par rapport à une enseigne de type Go Sport (testé à Orgeval) ou Décathlon (Oxylane  testés à Troyes ou Rennes), les produits présentés chez A.S.Adventure seront plus techniques, plus étudiés, plus aboutis plus utiles pour le voyageur. Je pense que la différence ne se fera pas sur les textiles classiques, outdoor, fashion. Ils sont présentés au rez-de-chaussée du magasin. La gamme de chaussures casual, de rando, trail, etc. n'est pas trop mal fournie.
Sur les objets utiles et qui peuvent rêver le voyageur, coureur, trekkeur, il n'y a pas photo. Quelques exemples : une frontale Petzl Ultra et toute la gamme qui va bien. Chose appréciable, les étuis Petzl pour protéger ces frontales sont en vente. Pour la filtration, l'essentiel de la gamme des filtres Katadyn est présentée : Pocket, Mini...
La gamme de tente est assez compléte depuis les 25 euros (en promo) demandés pour un premier prix Coleman, jusqu'au plus prestigieux et coûteux modèles Vaude. A côté, plusieurs sacs de couchage The North Face, Millet dans des gammes de températures extrêmes allant vers les -29 degrès comme le Blue Kazoo. Bon, ce sont des données constructeur, mais c'est déjà beaucoup mieux que les autres points de vente susnommés.

J'ai fait mes emplettes : un set de couverts en titane et surtout un matelas gonflable BO-Camp, une alternative intéressante au Néoair pour un prix cinq fois moindre. Il n'a peut être pas une  thermicité équivalente à ce dernier mais le BO-Camp ne coûte que 32 euros pour un confort équivalent et un moindre bruissement de la matière. La vendeuse, une triathlète dans le civil a été de très bons conseils. Aucune erreur dans l'appréciation de telle ou telle matière pour le sac de couchage, la tente, le multicouches en rando... En clair, on sent son vécu et une vraie empathie envers le client. Vous pouvez retrouver les détails des produits vendus en boutique ou en ligne ici : Site web d'A.S. Adventure

Pour conclure, l'enseigne A.S. Adventure est assez rusée dans son approche. Elle se positionne dans une niche que je qualifierais d'intermédiaire. Elle s'intercale entre les généralistes de type Intersports, Go Sport ou Décathlon... et les hyper spécialisés comme le Vieux campeur. Sauf qu'ici vous avez tout ou presque à portée de la main dans une gamme dédié aux amateurs éclairés. Allez y !

Laurent

P.S. Franchement, j'aurais très bien pu écrire trois lignes rapidement. Voyageur ou sportif, vous ne trouvez pas votre compte chez les D4 ? Le Vieux vous gonfle ? Filez chez A.S. Adventure : une bonne gamme pour le voyageur / sportif dans un espace agréable.

01:17 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : a.s. adventure, as adventure, décathlon, sport, franchise, reims, thillois | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

23.10.2011

Quel équipement et vêtements emmener pour un tour du monde ?

mg6791.jpgQuel équipement et vêtements emmener avec soi pour un tour du monde ? Voilà une bonne question à laquelle j'ai réussi à répondre. Lorsque je suis parti un mois en Arménie, en Syrie et Liban ou un mois en Iran, j'ai condensé dans un sac à dos qui passe en bagage cabine : c'est l'essentiel. Certains équipement ont été ajoutés ou ôtés en fonction de la destination : camping sauvage ou hôtel. Mais il y a un tronc commun immuable. Cet équipement minimal serait le même que je parte un mois ou un an. C'est le choix arrêté pour parcourir la route de la soie en 2012 avec Asiatrek.

Dans le sac à dos : deux boxers, deux paires de chaussettes, un chemise respirante à manche courtes, un pantalon séchage rapide à fermetures éclair, une polaire légère, un Buff, une trousse de toilette / pharmacie minimale, mon Ibook G4 12 pouces, un disque dur tout terrain (La Cie Rugged), un reflex numérique Canon avec un 17/40 mm, une carte mémoire 8 GO, une lampe frontale de secours Petzl E+lite

Sur moi : une chemise respirante à poches, un coupe vent, un second pantalon à fermetures éclair, mes sous vêtements, une paire de tennis running trail qui ont longtemps été une paire d'Asics. Mais aussi mes papiers, passeport et une CB internationale ainsi qu'un scan de tous mes documents utiles envoyés sur mon adresse mail. C'est génial : du passeport au billet d'avion, ils permettent de se dépatouiller en cas de soucis...

C'est à mon avis le minimum dans le cadre d'un voyage sac à dos ou tour du monde en backpaker. bloo.jpgL'ordinateur est superflu, certes. Mais si je ne l'avais pas eu en 2006 durant les attaques israéliennes sur le Liban, je n'aurais pas pu travailler aussi facilement ni envoyer mes articles et photo, ni mettre mon Skynet blog à jour. 

Le choix des vétements est primordial. Il faut privilégier un système de couches que l'on superpose : près du corps, elle doit évacuer la transpiration, être respirante. La seconde, sous forme de polaire plus ou moins épaisse et la troisième étanche, mais respirante pour évacuer la transpiration. Pour les pantalons, je privilégie les mêmes matières légères et respirantes, un peu stretch genre 93 % polyamide et 7 % élasthanne. Il y a de bons produits chez Décathlon dans leurs propres marques ou chez Lafuma, Millet... Prenez toujours des poches avec fermeture éclair, ça évite par exemple que votre téléphone portable glisse de la poche dans un taxi en Iran en 2007...

Concernant cette trousse de toilette / pharmacie de voyage, en fait il s'agit d'un mini sac Lowepro accroché à mon grand sac cabine : Lowepro computrekker ou Dryzone 200. Ce nécessaire contient une brosse à dent, du dentifrice une mini-savonnette, une serviette microfibre et un déodorant. La partie pharmacie comprend une aiguille à coudre, du fil, quelques pansements, dont des Compeed (seconde peau pour les ampoules), épingles à nourisses, collyres et désinfectant en unidoseshuiles essentielles de menthe pour les douleurs diverses et migraines et HE de tea tree. J'ai également du paracétamol, un peu d'aspirine, de la lidocaïne sous forme de spray, il peut servir en cas de mal de gorge mais aussi de mal au dent. Une bonne action antidouleur. Je n'oublierais plus les antidiarrhéique, m'étant fait refiler des produits frelatés en Iran. A cette trousse de base, chacun peut ajouter les produits qu'il juge nécessaire : de la pince à épiler à la ventoline, des préservatifs aux antispasmodiques voire des clous de girofles contre le mal de dent...

En fonction de chaque niveau de confort, si l'on dort dans des hôtels miteux, un sac à viande ne sera pas du luxe. Je reviendrais plus tard sur l'équipement supplémentaire en bivouac.

14:26 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, tour du monde, tdm, backpaper, équipements | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

17.10.2011

1000 premiers kilomètres en Catrike Expedition : le bilan

trikeAvant de m'attaquer à la route de la Soie, il me faut tester le matériel ainsi que le bonhomme afin de ne pas avoir de mauvaises surprises en route. C'est aussi pour cela que j'avais testé (et abandonné) le vélo droit sur 1200 km du chemin de Saint-Jacques. 

Outre des trajets pendulaires, j'ai effectué un millier de kilomètres avec le trike en quelques semaines, dont un aller retour Basse-Normandie - Champagne-Ardennes sur mon drôle d'engin.Je suis à plus de 90 % enchanté de ce drôle de vélo à trois roues. Le dérailleur tordu du premier jour de roulage est oublié.

Jusque là je n'avais fait que des petites distances, le temps de trouver des chaussures SPD à ma taille. Bien équipé, j'ai fait des sorties d'une trentaines de kilomètres. Le seul soucis rencontré a concerné la jante gauche dont les rayons se sont tous détendus... Après redressage, ça roulait mieux. J'ai poussé jusqu'à une soixantaine de kilomètres à 18 km/h de moyenne. J'apprécie le freinage et la tenue de route de l'engin, même si j'ai failli verser au début, sur les virages très secs en roulant trop vite, imaginant que j'étais sur un karting. 100 kg de viande, ça lève dans les virages sec !

Sans titre.jpg
Je n'ai pas remarqué d'animosité particulière des automobilistes, la plupart respectant la règle des 1m50 de dépassement, (voire plus). En campagne, j'ai pris l'habitude mettre mon fanion (j'ai perdu le moche fanion d'origine, troqué contre mon drapeau normand...) Pour être plus visible, un gilet jaune m'accompagne. Je n'ai pas voulu le couper pour en faire une manche à air... L'abord avec les gens dans la rue est plutôt sympa et j'ai croisé Geoffroy et Noémie à Saint-Lô, un couple qui possède plusieurs engins à deux ou trois comme le miens ainsi qu'un tandem à trois roues. 
Une belle rencontre et des échanges sympas !

Motivé par l'idée de mon confronter au terrain, j'ai fait une grande balade jusqu'à Epernay. J'ai effectué près de 300 km en trois jours sur les routes en autonomie. Je l'ai chargé de deux sacoches Ortlieb back roller classic surmontées de mon sac à dos Lowepro étanche. Le trike n'a pas connu de problèmes techniques. Si ce n'est que le poids était mal réparti : trop lourd, trop en hauteur... En bougeant le cul du trike, la sensation n'était pas géniale. J'ai rechangé mon chargement, ça allait mieux. Mais je pense que l'idéal est logiquement une remorque deux roues.

Sur la RN13 j'ai croisé Antoine, qui réside près de Lisieux. Il a fait demi-tour pour me saluer, il a acheté un Expedition il y a un mois. On a longtemps échangé sur le bords de la route...

 J'ai un peu souffert à l'aller, notamment après le passage des côtes de Lisieux. Mes développements sont trop long (d'origine Catrike). Sur le plat, plus encore en côte, une douleur a commencé à venir dans le genou droit. J'ai rallongé la bôme et la douleur s'est arrêtée pour aller dans le genou gauche (à un autre endroit du genou). J'ai raccourci la bôme et réglé la cale SPD à droite, ça allait mieux. A vrai dire, j'ai eu un peu de mal à trouver la bonne position pour pédaler facilement et ménager la délicate mécanique de la jambe par rapport à celle du trike. Il va falloir que je sois plus fin dans mes réglages à moins que mon genou ne soit foutu ! J'ai essayé de maintenir les 90 tours minute. Je n'avais pas ces douleurs avec des chaussures normales, mais c'est trop dangereux de pédaler sans...

J'ai eu l'impression que les douleurs viennent aussi lorsque je tire sur les pédales plus que je ne pousse... En moulinant plus vite le poids à l'arrière créé du ballant qui n'est pas agréable. Geoffroy m'avait conseillé de pédaler rond, j'ai encore à apprendre...

catrike,test,voyage,rando,raidLa circulation dans Paris ne m'a pas fait trop peur. J'ai envoyé gras et atomisé tout ce qui roulait sauf les deux-roues motorisées ou presque grâce aux pistes cyclables et couloirs de bus.

Je suis passé chez Béovélo que j'avais contacté sur les moteurs-moyeux. Sympa le boss ! Lui trouve qu'une assistance électrique de type "Vicky" serait l'idéal car il possède une roue libre et freinerait moins qu'un BionX. Enfin, ce n'était qu'une idée comme ça. Sur un voyage au long cours, il ne semble pas que ce soit l'idéal en terme de fiabilité. De nombreux utilisateurs m'ont confirmé qu'une simplicité mécanique au maximum serait garant d'un voyage sans encombres. Je pense donc que mon système à dérailleur et pignons classiques est plus ou moins condamné.

Je compte donc investir dans un moyeu Rolhoff, une sorte de boîte de vitesse pour vélo. Une vidange tous les 5.000 km et un SAV mondial. L'avantage est d'avoir une ligne de chaîne droite, une chaîne plus grosse type BMX... Bref, sur le papier c'est l'idéal. Reste le coût d'un bon gros millier d'euros à prévoir et donc à budgéter.

d.jpgAprès quelques jours en Champagne, je suis reparti mardi dernier. J'ai un peu galéré à trouver les petits chemins de traverser pour me libérer des nationales (RN 3 & RN 13) à l'aller comme au retour. J'ai pu prendre le canal de l'Ourcq à Claye Souilly pour rejoindre Paris et Suresnes où m'attendait la famille. Sur le canal j'ai croisé un vélo couché Nazca. Encore de bons échanges avec Kherla, un adepte de la rando. De Suresnes, j'ai suivi le Mont Valérien puis Saint-Germain-en-Laye pour sortir de la région parisienne. Ensuite j'ai repris les pistes cyclables d'Aubergenville à Rosny-sur-Seine puis la RN13 après avoir galéré à trouver certaines vélouroutes comme celle partant d'Evreux. Elle débouche sur un terrain vague. Pas moyen de trouver le Neufbourg ! De guerre lasse, j'ai continué sur la nationale. A Pacy-sur-Eure, la recontre avec Thierry, le patron de l'Eure Bleue, bar tabac, a été un pur délice. Nous avons parlé photo de concert et costumes, car il est passionné de reconstitution historique.

En tout cas, les 400 kilomètres du retour se sont bien passés à part un bris de chaîne et une fuite de valve. J'ai essayé de comprendre mes erreurs, de mieux pédaler et là, presque plus de mal de genoux, des étapes de 75 - 85 km enchaînées et une certaine euphorie à la clef. Celle du bien être qui vous pousse à pédaler et d'avoir la banane naturellement. Un pédalage plus rond, plus en montant dans les tours.

J'ai quelques courbatures dans l'intérieur du dessus de la cuisse, mais je suppose que c'est le rodage et c'est plutôt bon signe. Quant au trike, pas grand chose à dire, ça roule... Pas de crevaison avec mes Schwalbe Marathon & Marathon racer !

15:05 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : catrike, test, voyage, rando, raid | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |