13.12.2011
Hama, les chars de Bachard et les norias, mercredi 7 décembre
Célèbre pour ses norias, la cité des bords de l'Oronte est de nouveau l'une cité les plus mobilisées de la contestation au régime de Bachard El Assad (1). En témoignent les nombreux chars parqués aux abords proches de la ville, et sur la route. Le bus que j'emprunte mercredi 7 décembre, pour me rendre à Hama double un convoi militaire de transport de troupe sur l'autoroute M45. À bord, plusieurs militaires sont équipés de fusils d'assaut ou de fusils à lunette, gilets pare-balle et casque lourd, ce qui change des militaires de base toujours équipés de AK 47 à crosse repliable.
Je retrouve Ahmad et, malgré les six longues années écoulées depuis mon dernier passage à Hama, il se souvient de moi. Il n'est ni pro Hassad, ni pro révolutionnaire. Juste inquiet : "Il y a une forte pression des militaires depuis sept mois car les premières manifestations se sont déroulées ici et à Homs. En journée, ça va, mais la nuit, c'est trop dangereux de sortir en ville. Entre les check-points de l'armée et les tirs des révolutionnaires, je ne sais pas à qui me fier. La nuit, la ville est bloquée, les routes sont fermées et des tirs se font entendre", précise le quadragénaire.
"C'est pour ça qu'il n'y a pas de grosse manifestation et cela n'augure rien de bon. J'ai des craintes pour la grande prière du vendredi", s'inquiète Ahmad.
(1) Hama avait été le foyer d'une grosse contestation contre le régime d'Hafez El Hassad, le père de Bachard en 1982. Elle avait été réprimée dans le sang. Certaines sources estiment le nombre de victimes entre 8.000 et 20.000
13:04 Écrit par Laurent Houssin | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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Syrie, la vie
12:40 Écrit par Laurent Houssin | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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01.12.2011
Iphone 4S et Siri : il me fait coucou, je lui fait coucou !
Siri et l'Iphone 4S face à Laurent. Maintenant, l'Iphone me fait coucou, mais ne reconnait pas mon coucou...
Iphone 4S Siri ! L'Iphone me fait coucou, mais... par Lorenzoo_Havelaar
10:56 Écrit par Laurent Houssin dans Bonjour Iphone, Bonjour Laurent | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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Bonjour Iphone ! Bonjour Laurent ! Siri et l'Iphone 4S vol 2
Bonjour Iphone ! Bonjour Laurent ! Volume 2. Siri et l'Iphone 4S face à Laurent. La Normandie, il ne connait pas ni Caen. Comment ça, où est Caen ???
Bonjour Iphone ! Bonjour Laurent ! Siri et... par Lorenzoo_Havelaar
00:12 Écrit par Laurent Houssin dans Bonjour Iphone, Bonjour Laurent | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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30.11.2011
L'Iphone 4S (avec Siri) préfère la Bretagne à la Basse-Normandie
Siri et l'Iphone 4S face à Laurent. " Bonjour Iphone ! " " Bonjour Laurent ! " La Basse-Normandie, il ne connait pas. Par contre, l'Iphone 4S connait la météo en Bretagne... Petite série vaguement humoristique dont voici le premier exemple... Je sais, ça craint de parler à son téléphone...
Bonjour Iphone ! Bonjour Laurent ! Siri et... par Lorenzoo_Havelaar
14:07 Écrit par Laurent Houssin dans Bonjour Iphone, Bonjour Laurent | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : iphone, apple, siri, téléphone |
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26.11.2011
Quel sac de couchage ? Duvet ? Synthétique ? Sarcophage ?
Le choix d'un sac de couchage ? Plume ? Fibre ? Sarcophage ? Couverture ? Valandré ? Triple Zéro ? The North Face ? Le sac de couchage souvent improprement appelé duvet peut être difficile à choisir. C'est mon cas en ce moment. Auparavant lorsque je campais, c'était toujours en été. J'ai utilisé très longtemps un sac de couchage de forme couverture en plume. Un Millet je crois. Un vieux vieux modèle de vingt ans. Un peu trop chaud. Le pauvre a terminé sa vie coupé pour faire une petite couverture chaude pour ma fille. Ouch. Ensuite, j'ai utilisé un sac couverture en synthétique. Un modèle moins chaud, mais de qualité et de fabrication plus que moyenne : peu compressible, il m'a accompagné en 2002.
Dès 2004, j'ai investi dans un sac Décathlon S15 Ultralight. Lors de l'achat j'ai été séduit par la taille rikiki de ce sac une fois compacté. Ce n'est que par la suite que je me suis rendu compte que je l'avais acheté en L au lieu de XL : il n'avaient qu'une seule référence en rayon grrr. Tant pis pour moi. Lui m'a bien servi. En prenant soin du rangement, du nettoyage, le garnissage synthétique n'a pas trop bougé, je m'en suis surtout servi en "mode couverture". Il offre une fiabilité de bon aloi. Autoproclamé bouillotte humaine, je n'ai eu froid qu'une fois avec lors d'une rando en Arménie à Alaverdi. A plus de 1000 m, en avril, il faisait pas loin des -10 °. Les petites bougies oranges achetées dans le monastère ont été allumées pour prier que je ne gèle pas réchauffer la tente afin de me sentir moins glacé. Et j'ai eu froid, malgré ma polaire. Bref, c'était des conditions de couchage à la limite du danger et de la connerie de ma part.
En projetant mon périple vers Saint-Jacques de Compostelle quelques mois après, en janvier 2008, l'achat d'un sac plus chaud s'imposait. Les prix des sacs en duvet au Vieux Campeur me rebutaient. C'est couillon, mais j'aurais mieux fait d'investir dans un bon sac à ce moment là : mes finances étaient au beau fixe. Je me suis laissé tenté par un Décathlon S5 Ultralight. Température de confort 5 degrés, agréable, confortable mais lourd, lourd et peu compact malgré le sac vendu avec.
J'ai passé plusieurs nuits aux environs de zéro degrés dedans et même moins (-5 maxi) sans jamais ressentir le froid . Pour moi, grande bouillotte humaine, ce sac serait parfait pour affronter des températures légèrement négatives. Ma fille me l'empruntant a tout juste chaud lors des nuits d'été où il fait entre 5 et 10 degrés, comme en Angleterre lors du Mini United 2009 ou lors de nuitées de camping à Lacanau.
Maintenant, comment choisir mon nouveau sac ? Je veux du matos fiable. Exit les généralistes et vive les grandes marques renommées !
La norme NE 13537 doit permettre de choisir et surtout de comparer plusieurs sacs. Cette norme européenne déclinée en version française depuis 2003 (NF NE 13557) permet de se repérer selon la même méthodologie. Température maxi, température de confort, température limite et température extrême. Une femme de 60 kilos se référera à la température de confort. Un homme de 80 kilos pourra aller vers la température limite. Ceci est à moduler en fonction de la forme physique de chacun, de sa propre résistance au froid. Attention, compte tenu de la charge en duvet, certains constructeurs étrangers semblent très optimistes.
L'isolant. Duvet ou synthétique, son but est d'emprisonner l'air afin de résister aux plus basses températures. Le duvet aura tendance à garder un peu l'humidité, chose que l'on ne rencontre pas avec le synthétique. A qualité d'isolation identique, un sac de couchage en duvet sera vraiment plus compact, moins lourd. Mais il sera aussi plus cher. Le sac présenté en haut est un Valandré Thor, un monstre à 750 euros prévu pour les expé de l'extrême. Le second, le bleu, est un grand Bardat 1100 de Triple Zéro, même conditions d'expédition et 640 euros. Le top du top en matière de fabrication et de qualité de plumes. L'une est originaire des Alpes, l'autre des Pyrénées.
La forme. Sarcophage, droite, mixte, pied d'éléphant... Il existe la forme classique, comme une couverture munie d'un zip, les déperditions de chaleur sont importantes au niveau des épaules. Pas besoin de vous présenter le sarcophage et sa forme dite momie très (trop ?) anatomique. Le mixte offre une capuche comme le sarcophage et une coupe "droite" au niveau des jambes. Le pied d'éléphant est un mini sac de couchage qui s'arrête au niveau du ventre et doit être complété avec une doudoune.
Mon dilemme est de posséder le sac idéal qui me permettra d'affronter aussi bien les températures positives que négatives en gros du +20°C voire plus la nuit jusqu'à -20°C. Je pars en autonomie et n'ai pas envie de jouer avec la poste pour me faire envoyer un duvet plus chaud ou moins chaud et d'en renvoyer un au fur et à mesure de ma progression. Mon départ se fera avec le matos complet ou ne se fera pas. Pour garder une chaleur optimale, je peux jouer avec une couverture en polaire, un sac à viande en soie pour l'intérieur et un sursac en thermolite. Mais, perso, j'ai un peu plus de mal avec le trop chaud qu'avec le trop froid surtout aux jambes. J'aimerai également avoir de la place aux jambes, donc reprendre une forme classique et non pas sarcophage. Du moins au niveau des jambes. Que ce duvet puisse servir de simple couverture lorsque je serais avec mon super matelas. Bref : du confort. Je ne vais pas passer une année à dormir sur un tape-cul et ne pas être libre de bouger les jambes. Après le choix de la marque devrait se faire entre Valandré ou Triple Zéro. Autant privilégier les entreprises françaises.
Je viens de contacter ces deux entreprises pour connaître le coût de réalisation d'un sac sur mesure, dans l'idéal : 220 de long 100 de large, une densité de plumes plus importante sur une face afin d'avoir une double protection... Je vais vous tenir au courant de l'aboutissement de mes démarches... Ensuite, je compte le tester et le valider dans un entrepôt frigorifique avec ma tente...
17:03 Écrit par Laurent Houssin dans Matos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sac, couchage, sac de couchage |
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19.11.2011
Foie et vésicule biliaire : cure détox avec sel d'Epsom, huile et citron
Bref, j'ai fait une cure detox ! Comment désengorger son foie, les voies biliaires, la vésicule des calculs avec une cure de sel d'Epsom, d'huile et de citron ? Avant tout, je dois préciser que je ne suis pas médecin, que je n'encourage pas nécessairement l'automédication.
Je fais partie des personnes ayant été cholécystectomisé, couic la vésicule biliaire. J'ai eu des vives douleurs dans le ventre, un soir à la faveur d'un repas rapide entre deux reportages en 2005. Dur dur de bosser dans ces conditions. Allongé, la douleur était encore plus vive, comme un coup de poignard dans l'homoplate gauche. Direction les urgences. A la radio : rien, analyses de sang et d'urine : rien. "Bon, on vous garde la nuit..." Le lendemain, une échographie a montré de beaux calculs dans la vésicule. Le chirurgien était catégorique. Il fallait opérer, sans quoi, les crises reviendraient. Et sans vésicule ? "La bile coulera dans votre organisme. On peut très bien vivre sans vésicule", m'avait assuré le médecin. M'ouais. Si le corps en est doté, c'est que cet organe a un usage !
Mais le vrai problème, c'est l'origine de ces calculs. En gros, le chirurgien m'a enlevé la vésicule mais n'a pas traité la cause de ces calculs. Or, désormais tout passe par le canal cholédoque. Quel soucis en cas de nouveaux calculs ? Finir en pancréatite comme mon pote Ludo ? En cancer du cholédoque comme ma grand-mère ? J'ai quelques douleurs à l'endroit présumé de mon ancienne vésicule lorsque je pédale un peu vite. S'agit-il de calculs ? D'acide carbonique engendré par une mauvaise respiration ?
Voilà (entre autre) pourquoi j'ai testé la recette détox. Il vous faut du sel d'Epsom. Vous le trouverez en pharmacie, généralement en sachet de 30 grammes de marque Cooper. Le sel d'Epsom ou sulfate de magnésium heptahydraté ne vaut pas grand chose. Du genre 1 euro le sachet. S'il ne l'a pas en stock, il peut le commander... Les autres ingrédients : jus de citron et huile.
La recette que j'ai utilisée compte tenu de ma corpulence : 60 grammes de sel d'Epsom dans 1,5 litre d'eau. Je n'ai plus rien mangé après 14 heures après avoir fait un repas léger le midi.
Vers 18 h 30, j'ai bu 40 cl d'eau salée. J'ai renouvelé l'opération vers 20 h 30. Le goût n'est pas génial, mais la mixture est censée "ouvrir" les voies biliaires pour mieux faire passer les potentiels calculs. Les effets laxatifs du sel d'Epsom ne se font pas attendre. N'envisagez pas de mener une vie sociale riche le temps de la cure.
Deux heures plus tard, j'ai bu un mélange de citron (jus bio trouvé en GMS) environ 20 cl et 10 cl d'huile d'olive assez fine. J'ai commencé par l'huile, bref, c'était infect. J'ai mélangé l'huile et le jus de citron. C'était déjà plus buvable. L'huile surnage et la seule sensation est celle de l'acidité du citron. Je suis allé me coucher aussitôt, sur le côté, puis sur le dos...
Ce matin, des petites boules de couleur vertes surnageaient. S'agissait-il de bille concentrée par la mixture ? De calculs effectivement évacués par le foie, les voies biliaires, le cholédoque ? Difficile à dire sans analyse complète. En tout cas leur aspect n'est pas sans rappeler les calculs qui avaient été extraits de ma vésicule, en moins durs...
Je vous tiendrais au courant au fur et à mesure du renouvellement de cette cure détox. S'il s'agit d'un précipité de citron et d'huile, l'opération se reproduira. S'il s'agit de calculs, il n'y en aura pas d'autres à la seconde ou troisième cure... Je vous ferais part du bien être ou pas qui s'en est suivi... En tout cas, la cure est testée est approuvée. Si ça ne fait pas de mal, ça ne peut que faire du bien, non ? Demandez conseil à votre pharmacien ou votre médecin...
17:11 Écrit par Laurent Houssin dans Santé | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, bile, vésicule |
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14.11.2011
Sentir la mort venir, la vie quitter le corps de Papa...
"La maladie est en train de gagner", avait prévenu le médecin de famille, il y a deux mois. Je l'ai pris comme une claque en pleine gueule. J'ai quitté le médecin digne, mais les larmes n'ont pas tardé à percer au fur et à mesure que je franchissais le couloir du cabinet. Ce n'est pas facile d'imager que son Papa puisse mourir. Ce grand gaillard de Papa. C'est la première personne si proche que je vois se dégrader et approcher à grands pas de la fin de sa vie sur une si longue durée. Bien sûr, on a envie de croire en une rémission, même si l'on sait, au fond de soi-même qu'il n'y a plus d'espoir. Plus de chimio, plus de rayons. Que des soins palliatifs. Une schizophrénie de sentiments qui vacille entre espoirs et résignation.
J'ai bien senti que cette maladie me pesait dans ma vie perso et pro. C'est pour cela que je suis rentré à Saint-Lô. Pour moi, ma mère, pour lui. Pour passer du temps avec lui, aller à la pêche, se dire que l'on a plein de choses à faire avec lui : l'encourager dans la peinture, qu'il reprenne les pinceaux, me fasse des beaux tableaux. Mais c'était trop tard. C'est trop tard.
Pourtant, papa s'était mis en tête de se "fabriquer" un bureau dans sa chambre il y a un peu plus d'un mois. Un bureau fait de planchette, bricolé, vissé avec difficulté. Lorsque je me remémore mon père en train de restaurer la maison de campagne, du sol à la charpente, ce bureau constitué de bric et de broc m'a fait pitié. Déchéance ? C'est ce que je pensais. Pourtant, cet assemblage de planchettes est son dernier combat. Comme une ultime réalisation. Un dernier geste pour se sentir vivant. Un ultime pied de nez à la douleur, à la souffrance, un doigt d'honneur à ce putain de cancer. Papa m'a annoncé il y a deux jours que ce bureau était terminé. J'ai eu l'impression que cette réalisation sonne comme un clap de fin.
Je peux me tromper.
Depuis Papa ne conduit plus. Il ne mange pratiquement plus. Il passe plus de temps à dormir. Son visage n'est plus tout à fait le même. Il est parfois désagréable. J'ai peut être un peu brusqué Maman en lui disant que ce n'était plus qu'une question de semaines, voire de jours.
Ce n'est pas facile de le relever dans la salle de bain à six heures du matin, hébété après avoir échoué à trouver les toilettes. Cette situation dégradante d'un viel homme est difficilement soutenable pour l'entourage. Mais je pense qu'elle est bien plus atroce pour la personne malade. Cette vision de lui même, doit lui être insuportable.
Papa, je t'aime...
23:05 Écrit par Laurent Houssin | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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13.11.2011
One day on earth, ma contribution du 11/11/11
Le 11/11/11 à Saint-Lô, Normandie.
15:29 Écrit par Laurent Houssin dans Matos | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : one day on eath, trike, vidéo |
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Le 11/11/11, j'ai vécu mon premier cambriolage

Ma maison a été cambriolée vendredi soir et j'ai surpris le voleur. C'est con parfois le destin. Non pas que cet acte délictueux intervienne le 11 novembre 2011, non ! Non, le plus drôle c'est la manière dont se goupillent les choses. Revenons au fait déclencheur sans lequel je n'aurais pas composé le 17 sur mon mobile : les soucis de congélateur de ma soeur survenus deux jours avant.
Ces magnifiques souris d'agneaux allaient se perdre. Qu'à cela ne tienne, ma frangine m'invite. Jusque là rien d'extraordinaire si ce n'est qu'elle habite à 500 mètres de ma maison qui vient d'être vendue, (mais n'est pas totalement vidée). Le repas se passe bien. Les souris d'agneau sont délicieuses, toutefois l'idée d'accompagner, le dessert, une tarte à la citrouille, de glace germe dans l'esprit des plus gourmands.
Alors qu'avec Philippe, nous nous rendons chez Pizza sprint, je remarque une Peugeot garée devant chez moi. Rien d'étonnant. De nombreux jeunes s'arrêtent rouler leur joint dans le coin. Comme il n'y a personne dans l'auto, j'avise Philippe que je vais m'arrêter devant au retour. Bien m'en a pris.
Dans la voiture, dont les sièges arrières avaient été rabattus, étaient entassés en vrac mon porte vélo, le décapeur thermique, diverses babioles éclectiques dont ma brosse à parquet des années cinquante... Pour résumer, il s'agissait du restant de bordel que j'avais laissé dans la maison. Dans l'escalier, une de mes caisses de stockage était remplie de l'alcool et des jus de fruits ramenés lors de fête par ma fille, de désherbant, des pots de peinture, mon détecteur de métaux. Un coup de fil au 17 et les policiers se déplacent rapidement. Ils ont procédé aux constatations d'usage. S'ils n'ont pas réussi à interpeller "l'individu", ils ont confisqué son auto. Bein oui, le couillon avait laissé son auto ouverte et les clefs sur le contact. Il avait quitté les lieux de son forfait. Quant à moi, je suis allé déposer plainte ce samedi à 9 heures.
Pierre Desproges avait résumé ce type de méfait dans une de ses Chroniques de la haine ordinaire.
Quand je vous aurai dit à quel point je déteste la force publique et les bâtons blancs, les procureurs hépatiques à nuque rase, les barreaux aux fenêtres les miliciens cramoisi Gévéor tiraillant des chiens-loups démentiels électrisés de haine apprise, quand je vous aurai dit, en somme, l'ampleur de ma dégoûtation pour les lois collectives et les marches forcées, m'écouterez vous enfin, catafalqueux et gauches intellectuels qui tremblotez sous le joug d'un terrorisme par vous même suscité, m'écouterez-vous encore, mes bien chers frères, si je vous dit que je hais autant les voleurs que les gendarmes ?
Je ne parle pas tant des voleurs professionnels, braqueurs de banque, perceurs de coffres, garagistes, épiciers, etc., qui, certes, s'emparent malhonnêtement du bien d'autrui, mais qui le font avec une conscience professionnelle sur laquelle bien des jeunes gens honnêtes seraient bienvenus de prendre exemple.
Non, je veux parler des voleurs amateurs qui volent n'importe quoi, n'importe où, n'importe comment, au petit bonheur des portes ouvertes, et qui repartent sans dire merci, en laissant les traces obscènes de leurs pieds boueux sur les draps brodés de grand-mère qu'ils ont jetés à terre pour y chercher l'improbable magot qui sommeille à la banque.
Rappelle-toi, résidu de gouape, reliquat freluquet de sous-truanderie, rappelle-toi cette nuit de printemps où tu es venu polluer ma maison de ton inopportune et minable équipée. Tristement encagoulé de gris, tu viens dans ma maison, la sueur froide sous le bas noir et la pétoire sous le bras. Infoutu de discerner un vase de Sèvres d'un cadeau Bonux, tu voles au ras des moquettes un vieux sac à main où l'enfant rangeait ses billets de Monopoly et ses dents de lait pour la petite souris. Triste rat, tu voles bien bas.
La maison dort, sauf le vieux cocker tordu d'arthrite et à moitié aveugle qui rêvasse au salon sur son pouf. Il se lève doucement pour aller te lécher un peu, avec cette obstinée dévotion pour nous qui n'appartient qu'aux chiens. Alors toi, pauvre con, tu lui vides en pleine gueule la moitié de ton chargeur de 11,43. Et puis tu files éperdument, veule et cupide gangstérillon de gouttière, la trouille au ventre et chiant sous toi, pillant aux étoiles des sagacités vulgaires attrapées au ruisseau. La nuit résonne encore à mes oreilles du cliquetis métallique de ton sac de toile plein de vaisselle. Et moi je reste là, immobile, à te regarder filer. Parce que j'ai peur aussi. J'avoue. Je renâcle à risquer ma vie pour Arcopal et Duralex. Il y a si longtemps maintenant que j'attends mon cancer : je ne vais quand même pas partir sans lui.
Où est-tu aujourd'hui, grêle terreur des chiens mourants ? Sans doute, courageusement abrité derrière ta quincaillerie militaire, est-tu en train de guetter une petite vieille au coin de sa chambre de bonne, pour lui casser la gueule avant de lui prendre sa carte orange et le cadre en inox avec la photo de ses enfants qui ne viennent plus la voir ?
Je ne te souhaite pas forcément la prison, c'est l'engrais où les âmes pustuleuses et les contaminées s'épanouissent en incurables bubons. Je ne te souhaite pas non plus quelque mort légale qui ferait de toi, infime et dérisoire épouvantail de terrain vague oublié, un un héros de chevalerie zonarde pour progressistes illuminés, ou pire encore, une raison de se réjouir pour les nostalgiques des ordres noirs.
En réalité, je ne te souhaite ni ne te veux rien.
Je tiens seulement à ce que tu saches, Al Capone de poubelle, Mandrin de mes couilles à condition qu'on me les coupe, je veux seulement que tu saches que toute la famille se joint à moi pour te prier d'agréer l'expression de mon plus profond mépris.
12:06 Écrit par Laurent Houssin dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vol, cambriolage |
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