13.04.2012
Pôle Nord 2012, l'expédition en sursis ?
Les photos montrent le travail de collecte des données scientifiques de l'expédition Pôle Nord 2012 avec Alan & Julien. "Nous avons fait un trou dans la banquise, une petite fenêtre sur l'océan pour faire descendre notre matériel : - le filet à plancton qui permet d'attraper le plancton qu'il est possible d'apercevoir dans un tube gradué placé à l'extrémité du filet. - la bouteille Niskin utilisée pour prélever des échantillons d'eau (et le plancton contenu dans ce volume) à des profondeurs déterminées - une sonde CTD qui mesure la profondeur, la température, la salinité et la turbidité de l'eau. Première retombée scientifique de l'expédition: on a trouvé du zooplancton: des copépodes (Calanus hyperboreus et Calanus glacialis).
Ces copépodes sont la source essentielle de nourriture pour les poissons, les oiseaux et les baleines. C'est une des espèces clés de la nourriture marine arctique.
Le laboratoire est content car leurs scientifiques ne pensaient pas qu'on en trouverait à cet endroit.
Les mesures faites par le compteur Geiger ont permis de constater qu'aucune radioactivité supérieure à la normale n'a été constatée dans l'atmosphère. Le reste sera analysé ultérieurement par les laboratoires.
Tous ces prélèvements font que nos vêtements sont de plus en plus humides et il est de plus en plus difficile de se réchauffer. Quant à notre séjour, il est tributaire de l'état de la banquise et de la formation de bras de mer.
A tout moment nous pouvons être évacués et notre expédition est en sursis."
21:58 Écrit par Laurent Houssin dans Voyageurs qui m'inspirent | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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Vous êtes bien sur un blog qui parle de Tara ;o)
Je rajoute ce petit lien sur Tara Tari et cette petite vidéo sur Tara...
Oui, le monde maritime débarque sur ce blog, normal pour un gars de la Manche, seconde façade maritime de France après le Finistère... Et puis ces derniers temps, outre Corentin de Chatelperron et Capucine avec Tara Tari, j'ai découvert les escapades et le parcours de vie de la Boiteuse et de son pacha Gwendal Denis : www.laboiteuse.blogspot.fr/ Un sacré bonhomme à découvrir et un petit bateau, il est vrai plus classique que Tara Tari. Mais que voulez-vous j'aime les noms en euse. La Boudeuse, bien sûr, mais aussi la Tapageuse, le patrouilleur P400 dont les liens avec ma ville Saint-Lô semblent un peu distendus, c'est bien dommage d'ailleurs...
Tout ça pour vous glisser que mon prochain rêve, c'est la vie à deux, puis à trois, sur un bateau. Un bateau qui permettrait de naviguer sur les canaux, le long des côtes. Un navire cocon...
Dans un interview, Yves Pellissier nous raconte les trois vies du bateau TaraLa suite sur le blog de l'équipe Thalassa : http://blog.france3.fr/equipe-thalassa/index.php/Coulisses-de-tournage
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05.04.2012
Des nouvelles de Pôle Nord 2012
Pôle Nord 2012 est en route... Mais si, souvenez vous Alan le Tressoler (à gauche) et Julien Cabon (à droite). Ils avaient passé en décembre 2010 les fêtes de Noël dans un congélateur. En 2011, ils ont poursuivi leur préparation au Groenland en 2011. Petit rappel : "Pôle Nord 2012 est une expédition scientifique portée par la Marine Nationale, Océanopolis, Argel, l’IFREMER et de nombreux laboratoires nationaux et internationaux. Elle est soutenue par Michel Rocard, ambassadeur pour les pôles et S.A.S le Prince Albert II de Monaco.
Elle a pour but de sensibiliser le grand et le jeune public sur les enjeux de l’océan glacial arctique. Le projet est une véritable mini-base scientifique pour un état des lieux complet du Pôle Nord.
Ils auront chacun 100 kg de matériel à tracter dans leurs traineaux. Les températures minimales pourront atteindre les -40°C. Ils dormiront dans une simple tente. Ce sera le jour permanent. Ils seront au milieu d’un océan gelé, à 800 km de la première côte et à 1200 km du premier village habité. Ils vivront sur une banquise d’environ 1 mètre d’épaisseur et auront 4200 mètres d’eau sous leurs pieds".
Bref, ils sont bien arrivés hier mercredi 4 avril au Pôle Nord avec de bonnes conditions météo: - 20°.
"Tout va très bien. Nous sommes très enthousiastes, le paysage et les lumières sont fantastiques.
Hier, en arrivant, très vite nous avons fait, avec Mikaël, le responsable de la base russe, un vol de reconnaissance en hélicoptère.
Il sera très difficile de se déplacer car nous sommes entourés, encerclés d'eau et la glace est très fine. Partout autour de nous, des bras de mer, des lacs, des rivières, énormément d'eau.
Le soleil tourne autour de nos têtes sans arrêt et la lumière est jaune clair. Impressionnant !
Nous sommes au Pôle Nord géographique et nous partons maintenant à pied sur la banquise avec nos traîneaux pour installer notre campement..."
Pour paraphraser un journaliste de quarante ans (private joke) : quelle aventure... A suivre sur leur site http://www.polenord2012.fr/ la mise à jour via Facebook est à lire ici : https://www.facebook.com/pages/PÔLE-NORD-2012/11692394170...
17:43 Écrit par Laurent Houssin dans Voyageurs qui m'inspirent | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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27.02.2012
Du ski alpinisme dans les montagnes de la vallée de Bâmiyân
La seconde édition du Afghan Ski Challenge aura lieu en mars en Afghanistan dans les magnifiques montagnes de la vallée de Bâmiyân.
Cette compétition de ski alpinisme a pour but d’apporter les "plaisirs du ski" à une région qui a subi la destruction de ses monuments historiques en raison de la guerre qui sévit depuis des décennies. Malgré une nature intacte et des sommets qui s’élèvent à 5000 mètres, la vallée de Bâmiyân, est aujourd’hui une région pauvre de l’Afghanistan. Bien qu’elle soit épargnée par la guerre depuis 2001, Bamiyan n’est plus une région visitée par les touristes. Ces enfoirés de Talibans ayant détruit les grands Bouddha qui s'y trouvaient (à l'époque, dans l'indifférence générale), tout comme les politiques français et européens avaient reçu le Commandant Massoud en catimini. Bref on ne savait pas, à l'époque, qu'un Taliban, c'était un méchant ! Je m'égare...
Grâce à une exposition nord et un climat très sec, cette région offre des conditions de ski parfaites. L’an dernier une petite équipe, formée d’employés du journal Swiss Neue Zürcher Zeitung et de quelques skieurs afghans passionnés, a décidé de fonder le Ski Club Bâmiyân et d’organiser le premier Afghan Ski Challenge, une course de ski alpinisme qui a lieu dans la région éloignée de Bamiyan.
Ainsi, Il y a 150 ans les Anglais ont amené le ski en Suisse et aujourd’hui les Suisses amènent le ski en Afghanistan. Sans réseau téléphonique, avec de mauvaises installations médicales et des hébergements très rustiques, dix participants locaux ont appris à skier et ont participé à la course. La deuxième édition accueillera des participants internationaux et les profits seront reversés pour le développement des sports locaux et des projets d’éducation en Afghanistan. www.afghanskichallenge.com
Cette compétition est épaulée par Arc’teryx Equipment, Inc. Ce spécialiste des vêtements et équipements outdoor est situé à Vancouver au Canada. "Ses usines de fabrications situées au Canada permettent à Arc’teryx de tester continuellement la conception et la qualité de ses produits. La passion et la performance poussent la technologie à aller de l’avant : L’évolution est en action"
Parmi les produits Arc'teryx que j'aime bien, http://www.arcteryx.com/Product.aspx?FR/Mens/Packs/Bora-95# C'est le plus grand sac, 95 litres et plutôt bien foutu..
Sinon, j'aime bien leurs produits en laine Mérinos. Même si je ne n'en ai pas encore acheté... D'autres partenaires sont présents comme Primus, dont j'ai testé l'Omnifuel. Vous aurez bientôt un compte rendu de l'engin...
17:38 Écrit par Laurent Houssin dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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12.09.2011
Abus du tourisme, le diable s'habille en Praha... Prague, piège à touristes ?
Une idée de week-end romantique ? J'avais le choix entre Vienne, Venise, Budapest, Amsterdam, Prague. Le choix a été cornélien. Prague ou Budapest ? Venise ou Prague ? Vienne ou Prague ? Finalement, Prague, Praha en tchèque a retenu mon attention pour plusieurs raisons.
- Prague, une capitale d'histoire(s). Ville aux mille tours et mille clochers, capitale de la Bohême, du Saint Empire romain germanique, elle a échappé aux destructions des différentes guerres. Elle offre un visage multiple en matière d'architecture : roman, gothique, baroque, rococo, art nouveau, art déco... Elle est la capitale emblématique du Printemps des peuples, de la révolution de velours. En 1992, le centre ville historique est inscrit sur la liste du patrimoine mondial par l'UNESCO. A ce titre, elle enchantera les amateurs d'histoire, d'architecture...
- Prague, une capitale abordable. Le coût de cinq jours à Prague peut être relativement abordable en le comparant à d'autres capitales européennes. Londres, Amsterdam, Paris, Vienne peuvent coûter beaucoup plus cher en matière d'hébergement, car en terme de vol, low cost ou pas, le coût est sensiblement identique aux dates auxquelles je recherchais. Question repas, il y a toujours moyen de manger à petit coût.
- Prague, une capitale romantique. Oui, au même titre que Venise, Prague est la capitale des amoureux. Une bonne raison, que l'on soit en couple... ou pas !
Effectivement, Prague est une belle ville. Mais le diable s'habille en Praha pour ce qui est des arnaques à touristes. Attention, je n'écris pas que Prague est une ville d'arnaques, mais, à l'image de nombreuses autres capitales, quelques arnaques ou escroqueries pourront quelque peu gâcher votre séjour. Sans être exhaustive, la liste ci-dessous n'est qu'une partie de ce que j'ai pû noter en cinq jours sur place.
- Bureaux de change. Premier coup de bambou ! Attention à bien vérifier le taux de change, il était d'environ 1 euro pour 24 couronnes tchéques. Lors de mon séjour, la plupart des officines affichaient fièrement 1 euro : 23 couronnes. No tax, no commission. Bien sûr. Ces taux s'affichent en grand. Sauf que la plupart des officines oublie de préciser qu'il s'agit d'un taux pour... 1000 euros. Par exemple, nous avons changé 50 euros, nous aurions du avoir plus ou moins 1200 couronnes. Sauf que nous n'avons reçu que 850 couronnes, l'équivalent de 35 euros. Une belle arnaque ? Pas tout à fait, c'est précisé en tout petit sur le tableau d'affichage. Préférez un retrait au distributeur ou un paiement en euros, les billets sont acceptés dans pas mal d'endroits.
- Les concerts à Prague. Mes confrères du Point ont critiqué ces concerts proposés à tous les coins de rue par les rabatteurs Concerts pour touristes à Prague : fausses notes et vrai business . Du Best of Gerschwin donné à la synagogue espagnole au best of Mozart ici et là, du théâtre de marionnettes qui donne Don Giovanni, le gros des concerts à 25 à 40 euros. Et ce pour un peu plus d'une heure de concert... Pas très glorieux ! Mais ce type de concert commence à se développer à Paris à l'église Saint Julien le Pauvre... Beurk !
- Carte Prague ou Prag Card. Choisissez bien si vous devez la prendre... ou pas. Elle est coûteuse mais permet des remises et des visites gratuites dans plusieurs lieux. Entre les cartes de presse, d'étudiant, vous devriez vous en sortir autrement sur un court séjour.
- Les taxis. De nombreux forums déconseillent les taxis. Chers lorsqu'ils sont estampillés AAA, les autres compagnies peuvent être sources de conflit au moment de régler... Lien
- Les transports en commun. Pensez à prendre un billet à 24 couronnes pour vos déplacements simples, un billet à 32 couronnes vous permettra d'aller à l'aéroport. Si vous achetez un billet au conducteur, ce sera 40 couronnes... Attention à ne pas frauder, il y a des contrôles....
15:47 Écrit par Laurent Houssin dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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02.07.2011
Vonts és, Hayastan ? Comment vas tu Arménie ?
Le voyage en Arménie par Lorenzoo_Havelaar
Peu de pays m'ont à la fois marqué, touché et fait rêver... Bien sûr, j'aime la Syrie, pour son passé, ses sites prestigieux. Mais l'Arménie, c'est quelque chose. Cette indicible harmonie entre les gens, leur terre, leur patrimoine et
la beauté de leur paysage et surtout de leur âme. Du cognac arménien Nairi, dégusté avec Ericco et Tathève à Erevan aux fous rires avec Ararat et sa famille dans le Haut-Karabagh, je garde toujours un souvenir ému de cette culture, ce de pays, de ces gens si beaux. Merci à Tathève, Thomas, William, Kristina, Erico, Ararat, les membres de l'ONG suisse Kasa et tout ceux qui m'ont fait partager leur Arménie. Merci aussi à toi Béné d'avoir gardé cette part d'âme arménienne qui est la tienne !
Voilà comment j'avais résumé mon voyage en Arménie en 2007, pour paraphraser Robert Guédiguian.
L’Arménie est-elle une destination facile ? A mon goût oui ! Même si de nombreux guides, attestent des difficultés liées à la langue, dans mon cas, j’ai toujours réussi à me faire comprendre un minimum.
Du blabla russo-anglo-arménien saupoudré de quelques mots de français et quelques gestes ont toujours permis de me tirer de diverses situations : trouver un hôtel, un taxi, un minibus, à manger. Le guide Oui Non, russe, vendu chez Albin Michel est allié de poids pour transcender les langues. Quelques phrases apprises auprès des Arméniens sont aussi efficaces.
Quelques problèmes peuvent parfois arriver, ils concernent d’abords l’approvisionnement en cash, hors Erevan, les distributeurs se font plus rares. Mieux faut en avoir toujours un peu sous la main, on ne sait jamais. L’offre hôtelière va dans le même sens. Pourtant, en se débrouillant un peu, on peut toujours trouver une solution. Des offres de B&B, voire de pension chez l’habitant sont plus nombreuses qu’on ne pense. On peut se loger pour moins de 20 euros, voire 10, à Erevan.
Dans les villages, si vous êtes dans la mouise, l’hospitalité naturelle, spontanée et très souvent désintéressée des Arméniens est vraiment un plus. Un regret, le balisage des routes des directions et des sites touristiques est négligée. Je vous conseille la carte Armenia and Mountanous Karabakh parue chez Collage Maps : www.collagemaps.am, email : collagemaps@arminco.com.
Le nom des villes est écrit en Arménien et en anglais. En vous aidant du guide Evasion, voire du Petit Futé, vous devriez toujours pouvoir vous démerder. Par contre, pour les déplacements, je pense qu’il est préférable pour un petit groupe de louer une voiture sur place. L’état des routes est semblable, globalement, à celui des moins bons endroits de la Roumanie et de la Bulgarie, et il est même un peu moins bon qu’en Turquie : présence de nombreux nids de poules, chaussée glissante, etc.
Pour le Haut Karabagh, je vous conseille de vous faire aider d’un chauffeur, de préférence avec un 4 X 4 (Ararat, Stépanakert 097 24 61 68). L’individuel pourra sans soucis combiner minibus, taxi collectif et pourquoi pas agrémenter d’une ou deux excursion depuis Erevan proposées à une dizaine d’Euros. A mon grand regret, les déplacement en train sont presque impossibles à réaliser sauf vers Gumri, la Géorgie et peut-être ailleurs. Vu l’absence de marques de passage sur les nombreuses autres voies ferrées que j’ai vu, je doute qu’il y en circule beaucoup. A propos du Haut Karabagh, si vous comptez aller en Azerbaïdjan par la suite, pensez à le demander sur une feuille libre. Sinon, il ne vous reste plus qu’à le décoller doucement, il s’enlève bien. (C’est plus une taxe touristique AMHA, qu’un réel visa).
Quel guide touristique choisir ? Franchement, je serai bien embêté de vous conseiller un ouvrage plus qu’un autre. Le guide Evasion est richement illustré, rédigé par une Arménienne. C’est à mon avis, le meilleur des guides francophones que j’ai pu découvrir. Mais certaines destinations « coup de cœur », ne valent à mon avis, pas le coup d’aller s’embêter à rouler de longues heures pour pas grand chose de probant sur place, c’est le cas du monastère d’Amaras. S’il est certes un lieu historique, (là où la langue arménienne a été enseignée dans la première école) pour la population, les ruines ne valent pas un dramm. A l’opposé, le Petit Futé est pas trop mal rédigé (pour cette destination s’entend), même si de (trop ?) fréquentes erreurs s’y glissent. C’est le cas des descriptions des monastères de Dadivank et de Gandzassar qui semblent visiblement un peu mélangés. Je cite : « Le joyau du patrimoine architectural du Haut Karabagh, c’est sans conteste le monastère de Gandzassar qui s’élève dans un paysage de montagnes boisées, au pied du mont Mrav, à l’extrême nord ouest de la région (…) S’y rendre constitue une petite expédition, du moins tant que ne seront pas terminés les travaux d’amménagement de la grande dorsale nord-sud »
Sur Dadivank, le guide annonce : « un peu plus au sud, l’autre grand monastère du Haut Karabagh, Dadivank, a beaucoup moins bien supporté les outrages du temps. Les édifices de ce vaste complexe monastique, construit en 1214 et entièrement en ruine, sont disséminés dans la verdure d’une végétation luxuriante qui en escale les façades et les toits ».Cela dit, malgré les quelques erreurs relevées ici et là, le guide reflète, plutôt pas mal les réalités économiques et sociales du pays (sans prendre trop de pincettes comme dans le guide Evasion). Parmi les guides étrangers, le Bradt est pas mal rédigé, il me fait penser dans la mise en page au guide TSK sur le Liban.
Un peu austère on peut regretter le manque d’illustration, mais il semble un peu plus riche que les guides français. Le Lonely Planet combine la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, malgré la vague de succès du guide (un peu comme le Routard dans les années 80), je le trouve assez pauvre, malgré la présence de petits conseils sympas que l’on ne retrouve pas ailleurs. Sinon, je vous conseille le petit bouquin sur les randos co-écrit par Carine Bachmann et Jeffrey Tufenkian, chez Kanach eco advendure series, il propose une vingtaine de balades plus ou moins longues, plus ou moins difficiles.

L'Arménie, oui, mais pour qui ? Vous n’aimez pas les monastères, ni les randos et la nature et encore moins les musées ? Passez votre chemin, sinon, vous allez trouver le temps long. Malheureusement, les traces du passé, hors monastères sont assez peu nombreuses. Pourtant (je ne l’ai pas expérimenté), les possibilités de découvrir la richesse culturelle de l’Arménie (Jazz et musiques, peinture,etc.) ne manquent pas.
N'oubliez pas de vous rendre au Parc de Tzitèrnakabèrd où est installé le monument et le musée du Génocide.
Pourquoi est-ce que l’on pleure ? Je ne sais pas ? Pour qui l’on pleure ? Pour les gens morts, car le lieu est chargé de souffrance et d’émotion. Ce type de réaction quasi viscérale chez moi, je l’ai par moment. Lorsque j’ai visité le Mémorial Yad Vashem à Jérusalem, la maison des esclaves sur l’île de Gorée, lorsque j’ai vu Howaïda à Beyrouth. Les larmes aux yeux, je me suis incliné, sur la flamme du souvenir. Je n’avais pas fleur à déposer.
Commémoré le 24 avril, le génocide s’est déroulé principalement en 1915. Dans le musée la même sensation m’a pris au corps à, l’évocation du premier génocide de l’ère moderne. Plusieurs noms venaient à mes yeux (en français) Deir er Zor, Alep, etc.
Les télégrammes des Grands de ce monde occidental (qui avaient –d’après ce que j’ai compris- mieux à faire), se sont contentés de réprimandes (on était en pleine première guerre mondiale en Europe). 1,5 million d’Arménien sont morts. Le musée expose sobrement dans de multiples vitrines les visages, effets, écrits sur le drame arménien.
Comme vous avez lu jusqu'au bout, voilà un peu de musique de l'Armenian Navy band créé par Arto Tunçboyaciyan. C'est une des chanson de l'album Bdzik Zinvor.
12:00 Écrit par Laurent Houssin dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : erevan, arménie, voyages |
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29.06.2011
Randolf Westphal, parmi les grands voyageurs qui m'inspirent. Acte I
Honneur au cycliste Randolf Westphal. Je l'ai rencontré il y a quelques semaines à Gien, dans le Loiret.
Le compteur de son vélo affiche 184.968 km depuis son départ. À vrai dire, il s'agit d'un second départ dans la vie. « En 1987, on ne me donnait que quelques mois à vivre. J'ai eu un cancer de la peau et subit plus de 26 opérations », raconte Randolph Westphal. Depuis l'Allemand se balade avec ses deux chiens de traîneau Nanook et Chinook.
Il évite soigneusement les « Three A, les trois A : Afrique, Australie, Asie.Les premiers sont trop chauds pour mes chiens et j'ai peur que l'on mange mes chiens en Asie », dit en rigolant le cycliste.
À travers cette grande balade qui lui a permis de faire déjà cinq fois le tour du monde, il change son état d'esprit et positive. « Le mental est très important pour se battre contre le cancer. » Lors des étapes, il rencontre des malades, participe à des conférences. Un accident de la route en 1996 a failli lui coûter sa jambe, il aurait pu être amputé.
Même si son corps porte les stigmates du combat contre la maladie, Randolf continue son périple, comme une thérapie et continue son tour de France. Ce mardi, il sera déjà parti, le long de la Loire, puis vers Bourges. « Après je repars vers le Massif Central, puis l'Allemagne. J'évite de rouler en plein été à cause de mon cancer de la peau », remarque le cycliste.
Sur son site Internet une belle phrase résume son parcours : « Le plus beau cadeau que Dieu nous a donné, c'est la vie. La plus grande erreur est de retourner un cadeau non ouvert.
Ses seuls revenus sont les quelques euros versés par son sponsor Jack Wolfskin, vous pouvez donc verser quelques euros pour l'aider à pédaler...
13:33 Écrit par Laurent Houssin dans Voyageurs qui m'inspirent | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : randolph westphal, jack wolfskin, vélo |
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