25.01.2012
Asiatrek, le point à près de six mois du départ
Rappel d'Asiatrek… Bon, ça y est, Asiatrek avance à grand pas. Voilà le résumé pour les personnes
découvriraient le projet maintenant ou qui n'ont pas accès à la presse normande comme La Manche Libre ou Ouest-France qui m'ont consacré deux articles.
L'idée est de partir de Saint-Lô vers Tokyo à bord d'un joli tricycle couché en autonomie totale en émettant le moins de CO2 possible.
Ma décision a été prise l'été 2011 pour un départ vers l'été 2012. Un an pour aider les gens que j'aime à affronter le cancer, un an de préparation physique, un an de planification du trajet, un an de test, un an pour trouver les partenaires.
Asiatrek, ce sera ensuite un an de voyage le long de ces chemins de vie, de rencontres que représentent l'Eurovélo 6 et la route de la Soie avec un bonus à la découverte du Japon. J'ai acheté mon vélo en août 2011, un tricycle couché, un Catrike Expédition déniché chez On Avance à Montpellier. L'apprentissage rapide de ce vélo a été source de joie. J'ai accumulé plus de 3.000 km de roulage dans différentes configurations dont les classiques sacoches arrières et sac à dos. Bof ! Un pédalage peu régulier affecte le comportement du trike et amplifie le louvoiement à cause du poids réparti en hauteur sur le porte bagage arrière Tubus expédition. Rapidement l'installation d'une remorque a été une évidence. Confronté à des choix cornéliens de modèles ready made qui ne correspondaient pas totalement à mes attentes, je me suis résolu à en réaliser une sur mesure. Je suis parti d'une base de remorque pour enfant.
Son poids, sa construction en acier et sa qualité ne m'ont pas convaincus au final. Par la suite, je me suis dirigé sur une base de remorque en aluminium, l'Y Frame de Carryfreedom sur laquelle j'ai installé une caisse en contreplaqué confectionnée par mes soins. Une assise en 10mm sur laquelle sont assemblés les côtés et le toit en 5 mm avec non pas une ouverture sur le dessus, mais par derrière, pensant que l'étanchéité serait meilleure. La remorque "intelligente" est presque terminée. Elle produit de l'électricité, le panneau est à la fois fixe et reste orientable pour maximiser l'ensoleillement grâce à une ingénieuse (je me lance des fleurs ! ) tringlerie en tubes alu.
Concernant cette remorque "intelligente" il ne me reste que quelques aménagements à configurer comme l'eau chaude pour prendre une douche au bivouac. Un système de chauffage de l'eau par rayonnement couplé à une douche économique en eau serait le top ! J'y pense… Des tuyaux noirs confinés dans un cadre couvert de plexiglas pourraient assurer le réchauffage de cette eau. Car je ne me vois pas ne pas me doucher quotidiennement ! J'ai testé la douche de poche comme celle de Sea to Summit depuis six ans. 10 litres suffisant à se laver pour deux personnes économes. J'ai une poche à eau avec pommeau de douche Ortlieb, 8 minutes de douche dispo, mais elle n'est pas transportable pleine à cause du mouvement de l'eau. L'idée que le noir attirait la chaleur et que cette poche allait se réchauffer n'est pas bonne. J'ai failli la paumer sur Saint-Lô Reims Saint-Lô… J'aimerai bien installer un système de douche plus diffusant pour l'eau qui, au lieu de couler serait pulvérisée (Merci à Gérard Gervaise pour le conseil). L'idée étant d'avoir moins d'eau à transporter pour un même usage et que cette réserve soit installée dans un système rigide afin de ne pas occasionner trop de mouvements dans la remorque. Un pulvérisateur à pression contenue serait peut être l'idéal, avec un système mixte flexible/tuyau alu pour faire monter l'eau à ma hauteur. Sans point d'accroche pouvant soutenir 10 kg d'eau à hauteur d'homme point de salut pour la douche portative, sauf à la tenir d'une main et se laver de l'autre. Le trépied restant une solution bâtarde expérimentée en Bulgarie / Turquie, mais j'étais en voiture… Le choix de la réaliser avec une ouverture arrière plutôt que sur le dessus n'est peut être pas le bon au final ?! Je m'étais dit qu'il s'agissait de la meilleur solution pour l'isoler de l'eau et du ruissellement.
En fait, cela me contraint à repenser le rangement. La partie droite dévolue au couchage, le gros matelas Thermarest Dreamtime XL, la gauche à la popote, à l'électricité, les batteries et au matos peu fragile. Ce sera donc plus difficile de mettre en place un pulvérisateur à l'avant, à moins d'installer un système de durits fines d'aquarium assez long genre 1m50 pour enlever, remplir et remettre en place le système de pompage sans hypothéquer l'étanchéité de la remorque. Une tétine partirait du côté gauche de la remorque afin que la douchette puisse être installée très rapidement et monter à 1m80 de hauteur.
Une autre piste de réflexion concerne mon propre confort. Si le couchage ne pose pas de problème, je n'ai pas encore trouvé LA tente. L'Ultralight pro 2 de chez D4, utilisée avec le Dreamtime XL à Durfort (81) est trop peu habitable avec ce matelas, je n'évoque même pas le cas de ma Rigel X2 de chez Coleman, simple paroi et peu respirante. Il faut en parallèle que je prévoie l'installation d'une bâche pour m'abriter. Comme s'il s'agissait d'un auvent à ma remorque. Hors de question de cuisiner ni de vivre dans la tente. Il me faut donc un système de tarp qui se déploie afin de me protéger d'une éventuelle pluie fine. A Durfort, alors que je me rendais chez Triple Zéro c'était simple de tout benner dans l'auto car il pleuvait, sur le chemin, ce ne sera plus le cas. La tente trempée rangée dans la remorque, non merci, tout va pourrir ! Il faudrait que je puisse tendre une bâche depuis l'arrière de la remorque vers la tente. Un genre de tarp pour être tranquille.
Une bâche pour protéger le sol de la tente ne serait pas un luxe. A voir aussi ! Pourquoi pas une Vaude ? Sylvain, croisé en covoiturage possédait une Taurus la trouve trop chaude pour les parties les plus arides. Il a noté une certaine fragilité des fermetures éclair… Ce que j'attends de cette tente ? Une certaine hauteur intérieure 1m10 1m20, au moins 2,20 de longueur pour le corps 1m de large, de quoi pouvoir mettre l'équivalent de trois sacoches Orlieb Backroller classic dedans. Qu'elle soit respirante, que le double toit soit solidaire de la chambre pour un montage aisé, mais qu'il soit possible de dormir avec la chambre seule pour les parties chaudes de mon périple. Bref, c'est peut être le mouton à cinq pattes ? Je me suis longtemps demandé si la tente utilisée par Sonia et Alexandre Poussin lors d'Afrika Trek n'était pas l'idéal ?
15:20 Écrit par Laurent Houssin dans Projet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |
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12.01.2012
Mes pensées vont à la famille et les amis de Gilles Jacquier
Le grand reporter Gilles Jacquier est décédé à Homs. Mes pensées vont à sa famille, à ses proches, à ses amis et collègues.
Voilà l'hommage rendu par Courrier international :
Mourir à Homs
Le grand reporter français Gilles Jacquier a été tué dans un bombardement en Syrie alors qu'il effectuait un reportage à Homs. L'Orient-Le Jour en profite pour rappeler combien les journalistes français ont été présents lors de la guerre du Liban, et salue cette profession de "vaillants anonymes".
Grand reporter, c’est un métier à part, discret, qui ne permet pas le vedettariat. Sans être téméraire, Gilles Jacquier prenait des risques pour que nul n’ignore les tragédies qui se déroulent dans ce monde et les abus qui ont lieu loin des regards. Ces dernières années, il s’était déplacé sur tous les points chauds du globe, Kosovo, république démocratique du Congo, Algérie, Libye, Afghanistan. Dans ce dernier pays, il s’était intéressé à un angle qui n’a rien à voir avec les grands titres de l’actualité, mais tout à voir avec la guerre et la paix : les écoles. Il avait traqué, image par image, le formidable élan des révolutions arabes. En 2003, son documentaire sur la deuxième Intifada palestinienne avait été couronné par le prix Albert Londres (sélection audiovisuelle).
Mourir à Homs en voyage "autorisé", après tous ces dangereux périples, c’est sûrement la faute à pas de chance. En ce froid janvier sur les bords de l’Oronte, dans une ville naguère prospère, la troisième de Syrie en importance et surtout celle qui a le mieux conservé les traditions de convivialité entre ses différentes communautés, Jacquier a été la proie de la fatalité. Jacquier n’avait ni amis ni ennemis dans ce conflit. Il venait simplement témoigner. Il avait simplement apporté son regard et sa caméra pour en garder la trace. Parce qu’il n’est pas dans l’éthique d’un grand reporter de laisser les gens s’entre-tuer au loin, dans l’ignorance de tous, sans que quelque chose d’humain soit fait, un conseil, une assistance, un secours.
Pendant la guerre du Liban, à part les diplomates, on voyait bien peu d’étrangers. Curieusement, quand on rencontrait un Français, on se disait : "C’est un journaliste." Quand il s’agissait d’une autre nationalité, on pensait "c’est un espion". Jacquier est mort, mais c’est bien l’esprit français tel qu’on l’idéalise qui a triomphé à Homs. Avec son souci de justice, son sens de la nuance, sa saine indignation. C’est aussi une profession de vaillants anonymes qui se rappelle à notre souvenir. Que leur étoile brille et les protège où qu’ils se trouvent et qu’ils continuent à être nos yeux et notre conscience.
http://www.courrierinternational.com/article/2012/01/12/m...
19:13 Écrit par Laurent Houssin dans Taf | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : homs, syrie, france 2, jacquier |
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07.01.2012
Merci Triple Zéro ! Mon sac de couchage est commandé !
Concevoir un sac de couchage sur mesure ? C'est possible !
Pour mon périple, j'avais deux idées en tête : prendre un sac chaud et un sac froid les assembler ensemble pour me confectionner un truc chaud quand je veux et frais au besoin. J'avais testé cette solution lors de mon périple vers Saint-Jacques de Compostelle en janvier. Un S15 D4 et un S5 jumelés.
L'idée étant d'avoir assez de place pour me mettre en bouse dedans sans avoir les inconvénients du sac sarcophage. Lorsque j'ai chaud, je n'aime pas du tout avoir les cuisses collées. L'autres idée était de trouver une couturière pour le confectionner elle même à partir de sacs neufs. Bof.
Pourquoi ne pas contacter directement un fabricant pour qu'il en taille un à mes désirs. Par choix, je me suis contenté des deux meilleurs fabricants français : Valandré et Triple Zéro. J'ai envoyé ce mail aux deux entreprises :
" Bonjour, je prépare un grand voyage en tricycle couché depuis la France. La première partie va durer une année, à partir de juin, en autonomie totale. Départ de Basse Normandie en juin vers Nantes, toute l'Eurovélo 6 vers la Mer Noire puis la Turquie, la Géorgie, l'Arménie, l'Iran, le Turkménistan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, la Chine puis le Japon. Durant ce périple, je serais en autonomie totale et bivouaquerai le plus souvent possible. Grâce à ma remorque, je ne suis pas trop limité en poids et veux mon petit confort minimal. Je possède déjà des sac de couchage type sarcophage qui ne me donnent pas toute satisfaction de par leur forme : je ne peux pas placer mes jambes comme je le souhaite. J'aimerai savoir s'il est possible de réaliser un sac de type couverture avec collerette à partir de l'un de vos modèles. Idéalement, il comporterait une face chaude avec une température de confort -15 degrés selon le garnissage et une face moins chaude + 5 degrés (température de confort) . D'une longueur de 220 cm et 100 cm de largeur avec fermeture éclair tout du long jusqu'aux pieds avec un rabat sur la fermeture pour ne pas avoir trop de ponts thermiques tout en ayant un bon confort avec mon matelas DreamtimeXL. Ce sac me permettrait d'affronter plusieurs types de climat. Des steppes de l'Asie Centrale aux contreforts de l'Himalaya".
J'attends toujours la réponse de Valandré ! Par contre Triple Zéro m'a contacté trois jours après par mail.
"Bonjour, Ton projet est réalisable. 100/220, une face -15°C l'autre +5°C, une collerette et plutôt qu'un rabat je te propose du zip étanche continu, ce qui évitera les rabats en duvet qui sont toujours une source de problèmes (ça coince) et ce qui nous permettra d'avoir la bonne longueur. Il ne sera pas séparable (est-ce-bien utile) mais on peut mettre 2 curseurs (ou plus?) si tu veux ouvrir par en bas. Son prix serait de 439 euros, avec 42 compartiments, 550g de duvet d'un coté, 250 g de duvet de l'autre. Son poids total serait d'environ 1250g.
A bientôt
Louis Fernand."
J'ai laissé un peu de temps à Valandré pour me répondre en vain ! Et puis j'ai contacté ce vendredi 6 janvier Louis Fernand. Nous avons reparlé de mon projet, des conditions de chaleur exigées, des types de tissus utilisés, du garnissage et sommes tombés d'accord sur les spécificités de ce produit atypique. Le tissus sera noir, équipé d'un zip étanche jusqu'aux pieds. Louis Fernand ne semble pas s'engager sur -15 ° C, plutôt sur du -10° C. C'est assez logique, car il ne peut être déterminé précisément en fonction de la fabrication du sac (rectangulaire) et du fait d'avoir deux faces utiles plus ou moins chaudes.
J'ai apprécié le contact et les échanges avec Louis Fernand. Pas pressé mais concis, posant pas mal de questions, prodiguant des conseils... "De toutes façons, tu vas le tester ? Dans ce cas, si tu ne le trouve pas assez chaud, nous pouvons te rajouter du duvet. Mais on ne peut pas en enlever, mais en ajouter, oui"
Nous avons convenu d'une expédition (du duvet) à la mi-février. Vivement que je le teste avec des températures bien glaciales !
Edit/ En regardant après coup sur le web "Louis Fernand + Triple Zéro", je me suis rendu compte que ce monsieur n'était QUE Louis Fernand Pinel, patron de l'entreprise. Waouh ! Respect ! Franchement, ça fait beaucoup de bien de constater qu'une entreprise française se décarcasse pour bosser. Vous me direz que c'est le minimum. Eh bien non ! Standardisation rime souvent avec... n'importe quel mot à connotation négative en ...tion. Manque de considération pour le client, envie de lui refourguer n'importe quelle bouse inadaptée voire la plus chère si le vendeur est à la com'.
Bravo à Triple Zéro pour son accueil (je n'ai pas d'action chez eux)...
Sinon, je digresse, mais je suis retourné au Vieux Campeur. Dans la boutique que j'apprécie le plus, celle du 6, rue Thénard. Eh bien j'ai été moins déçu que d'habitude. J'ai eu deux-trois vendeurs sympathiques et moins stressés par les dizaines de clients qui déboulent le week-end. J'ai enfin pu me faire conseiller pour les indispensables de mon voyage. Filtre Katadyn (acheté), réchaud Omnifuel (just in case)... Tente...
Bref Asiatrek avance ! J'en profite pour vous souhaiter à tous une excellente année 2012... Santé, Amour, Voyages, Passions...
08:47 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : triple zéro, valandré, vieux campeur, sac, couchage |
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05.01.2012
Ibrahim Maalouf, des volutes sonores libanaises...
J'aime la musique d'Ibrahim Maalouf. Diasporas, Diachronism, Diagnostic. Trois albums somptueux ! Mais qui est-il ? Ibrahim Maalouf (arabe : ابراهيم معلوف) naît dans une famille d'intellectuels et d'artistes : fils du trompettiste Nassim Maalouf et de la pianiste Nada Maalouf, neveu de l'écrivain Amin Maalouf, petit-fils de Rushdi Maalouf, journaliste, poète et musicologue. Ibrahim Maalouf est le seul trompettiste au monde à jouer la musique arabe avec la « trompette à quarts de tons », inventée par son père dans les années 1960. Ibrahim est également lauréat des plus grands concours de trompette classique au monde. En juillet 2010, il reçoit la Victoire de la révélation instrumentale de l'année (prix Frank Ténot)1 aux Victoires du Jazz, à Juan-les-Pins.
Voilà ce que donne la notice Wikipédia d'Ibrahim Maalouf. J'ai découvert en 2008 ce trompettiste hors pair, aux sonorités si étonnantes, en écoutant son album Diasporas.
J'aime le rythme et la progressivité que me procurent l'écoute de ce CD. Souvent, lors de mes trajets longue distance je le mets. L'intro est géniale. Des bruits de musique dans le métro, des échanges, un train qui arrive. Les portes s'ouvrent. Des gens sortent, rentrent. Signal de fermeture et l'on se retrouve transporté dans un voyage extraordinaire à travers le Proche-Orient, le Maghreb, l'Asie centrale. Trompette, oud, sonorités électro s'enchainent dans d'étonnantes distorsions, comme dans hashish.
En bref, j'adore. Je n'avais pas réussi à trouver son second album Diachronism. Et puis Diagnostic est sorti. Un investissement de 16 euros à la Fnac, mais on en a pour son argent. Moins généraliste, ce troisième opus en DI (plus long ouarf) sur sa famille. Toutes les chansons sont dédicacées... A ses soeurs Maëva & Layla, ses parents, sa femme et à sa fille Lily. J'adore Will soon be a woman. Cette chanson dédiée à sa fille est comme un trait d'union entre l'Orient et l'Occident. Un message d'espoir. Les sons dégagés me font penser à la Bosnie, à Sarajevo, parenthèse de douceur musulmane dans une Europe chrétienne.
Enfin, la dernière chanson de l'album a été composée en 1993, lorsqu'Ibrahim Maalouf est venu à Beyrouth. En juillet 2006, il a rejoué cette chanson, pour résister contre les guerres, les cicatrices et les souffrances.
J'étais présent ces jours terribles de l'été 2006, du 10 au 30 juillet. Je n'oublierais jamais les bruits d'explosions, la poussière dans les rues d'Harek Hreik. L'odeur de la mort à Saïda. Le visage de la petite Howaïda à l'hôpital Rafic Hariri.
Beirut est dédicacée à tous les amoureux du Liban.
11:33 Écrit par Laurent Houssin dans Zick | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ibrahim maalouf, maalouf, jazz, trompette |
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