29.10.2011

Les jalons d'Asiatrek #1 rejoindre Nantes depuis Saint-Lô

Jalon 1.jpgL'un de mes regrets lorsque j'ai entamé le chemin de Saint-Jacques est d'être parti du Mont-Saint-Michel. Non pas que la 8e Merveille du Monde ne constitue pas le cadre idéal pour partir. Bien au contraire.
En fait, dans la chanson On nous cache tout, on nous dit rien, Jacques Dutronc s'interroge : "L'aventure est-elle au coin de la rue ?"  Ma réponse est oui, sans conteste.
Mon été 2006 a pris naissance dans un bus des TUSA de Saint-Lô puis en stop pour finir rapatrié à bord du transport de chalands de débarquement le Siroco, un mois plus tard, a été comme une révélation. OUI, l'aventure de faire du stop à côté du garage Nissan Dessoude était génialement aventureuse ! La rencontre avec toutes ces personnes durant une heure ou plus, en stop a été très intéressante. Les moments de joie partagés, de retrouvailles avec Ahmad, Mahmoud et les autres dans leur boutique de Damas, près de la mosquée des Ommeyades. La découverte de Mari, Doura Europos, Palmyre ont été extraordinaire.

199813_1607110864871_1449151540_31276552_6319400_n.jpgCe sentiment de liberté intense et de découverte a été obscurci par les souffrances du peuple libanais lorsque les attaques israéliennes ont frappé ce pays le 12 juillet 2006. Des visages me reviennent sans cesse, comme celui d'Howaïda, petite libanaise dont les parents ont été tués lors d'une attaque à Bent'jbail. Son visage balafré, son oeil crevé, son nounours rose...Les larmes aux yeux qui me sont venues, ainsi que les yeux rougis du directeur adjoint de l'hôpital Rafic Hariri de Beyrouth lorsque la porte s'est refermée. Je me suis senti con et impuissant...
Oui, j'ai raconté ces souffrances multiples et le sentiment d'injustice et de l'Histoire qui bégaye dans la chronique quotidienne que j'ai publiée dans l'Est républicain durant ces semaines libanaises.
Oui, j'ai fait mon job de journaliste, d'une manière peut être moins "viandarde" que certains de mes confrères.
Oui, j'ai parlé aux gens que je photographiais et je n'ai pas joué aux vautours sur les bords du port de Beyrouth.
Oui, plusieurs sujets de mes chroniques ont été suivies dans d'autres médias nationaux.
Mais non, je n'ai pas réalisé un travail de fond en suivant la petite Howaïda dans la réparation de son corps meurtri, le remarquable travail des médecins libanais face à la médecine de guerre...  

Alors peut être que c'est la dîme à payer au voyage ? Dans une interview pour omegatv.tv, le journaliste, voyageur, écrivain Alexandre Poussin, parle de ce prix physique à payer au voyage. "on y perd des plumes. Le voyage tel que je le conçoit est assez dur, on y laisse des dents, on y perd un peu la santé on s'use les articulations, les tendons, il y a un prix à payer". Il faut Oser sa vie...

Je vais le payer ce voyage, je le sais. Fixer une date de départ, c'est aussi ne plus reporter à demain son projet. Et attendre quoi ? Le décès de mon Papa ? C'est admettre qu'il va disparaître prochainement ! Ne pas attendre, c'est devoir accepter de ne plus le revoir. Mais c'est aussi imaginer qu'il puisse me rejoindre quelque part.

Le voyageur aura toujours une bonne raison de ne pas partir : un crédit sur le dos, une femme que l'on aime, un boulot qui vous accapare... Une procrastination idiote, une remise à plus tard de son vrai projet de vie qui va à l'encontre du plaisir de voyager et plus largement à l'encontre de la joie de vivre.
Dans mon cas, ce
 projet date de 2006. Pourtant, cette longue maturation dans la durée est nécessaire, car chaque petite graine prise ici et là se mélange, s'hybride pour donner quelque chose de personnel qui ne ressemblera pas tout à fait au voyage d'un autre. Et pourtant, qu'est ce qu'il y a de plus commun, lorsque l'on défriche un peu le sujet qu'un voyage à vélo le long des routes de la Soie ? Combien de centaines de voyageur ont arpenté les Pamiris ? Xi'an ? la vallée de la Ferghana ? 

En attendant de gagner la mythique Samarcande, voilà le premier jalon d'Asiatrek #1 (Saint-Lô Tokyo). Je repartirais de Saint-Lô vers Nantes pour cheminer avec mon trike. Un parcours sans trop de difficultés : distance: 240.25 km, dénivelé positif: 1631 mètres, dénivelé négatif: -1664 mètres, altitude min.: 6 mètres, altitude max.: 207 mètres. Ce n'est pas le Tourmalet...

18:34 Écrit par Laurent Houssin dans Les étapes | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

25.10.2011

Une étude de marché destinée aux Bas-Normands avec des enfants

etude.jpgBonjour à tous, ma nièce Amélie réalise une étude de marché à destination des résidants de Basse-Normandie qui ont des enfants. Si vous êtes de cette région, avec des enfants, n'hésitez pas à la remplir et à en parler autour de vous...

Voilà l'intitulé de son enquête : " j'envisage de revenir dans ma région d'origine et d'y créer une boutique de puériculture naturelle itinérante au coeur de la Basse-Normandie. Pour cela j'ai besoin de votre avis sur le sujet et de mieux connaitre vos habitudes de consommation et vos envies :) "

Voici le lien pour participer : https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?hl=en_US&...

20:43 Écrit par Laurent Houssin | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

23.10.2011

Quel équipement et vêtements emmener pour un tour du monde ?

mg6791.jpgQuel équipement et vêtements emmener avec soi pour un tour du monde ? Voilà une bonne question à laquelle j'ai réussi à répondre. Lorsque je suis parti un mois en Arménie, en Syrie et Liban ou un mois en Iran, j'ai condensé dans un sac à dos qui passe en bagage cabine : c'est l'essentiel. Certains équipement ont été ajoutés ou ôtés en fonction de la destination : camping sauvage ou hôtel. Mais il y a un tronc commun immuable. Cet équipement minimal serait le même que je parte un mois ou un an. C'est le choix arrêté pour parcourir la route de la soie en 2012 avec Asiatrek.

Dans le sac à dos : deux boxers, deux paires de chaussettes, un chemise respirante à manche courtes, un pantalon séchage rapide à fermetures éclair, une polaire légère, un Buff, une trousse de toilette / pharmacie minimale, mon Ibook G4 12 pouces, un disque dur tout terrain (La Cie Rugged), un reflex numérique Canon avec un 17/40 mm, une carte mémoire 8 GO, une lampe frontale de secours Petzl E+lite

Sur moi : une chemise respirante à poches, un coupe vent, un second pantalon à fermetures éclair, mes sous vêtements, une paire de tennis running trail qui ont longtemps été une paire d'Asics. Mais aussi mes papiers, passeport et une CB internationale ainsi qu'un scan de tous mes documents utiles envoyés sur mon adresse mail. C'est génial : du passeport au billet d'avion, ils permettent de se dépatouiller en cas de soucis...

C'est à mon avis le minimum dans le cadre d'un voyage sac à dos ou tour du monde en backpaker. bloo.jpgL'ordinateur est superflu, certes. Mais si je ne l'avais pas eu en 2006 durant les attaques israéliennes sur le Liban, je n'aurais pas pu travailler aussi facilement ni envoyer mes articles et photo, ni mettre mon Skynet blog à jour. 

Le choix des vétements est primordial. Il faut privilégier un système de couches que l'on superpose : près du corps, elle doit évacuer la transpiration, être respirante. La seconde, sous forme de polaire plus ou moins épaisse et la troisième étanche, mais respirante pour évacuer la transpiration. Pour les pantalons, je privilégie les mêmes matières légères et respirantes, un peu stretch genre 93 % polyamide et 7 % élasthanne. Il y a de bons produits chez Décathlon dans leurs propres marques ou chez Lafuma, Millet... Prenez toujours des poches avec fermeture éclair, ça évite par exemple que votre téléphone portable glisse de la poche dans un taxi en Iran en 2007...

Concernant cette trousse de toilette / pharmacie de voyage, en fait il s'agit d'un mini sac Lowepro accroché à mon grand sac cabine : Lowepro computrekker ou Dryzone 200. Ce nécessaire contient une brosse à dent, du dentifrice une mini-savonnette, une serviette microfibre et un déodorant. La partie pharmacie comprend une aiguille à coudre, du fil, quelques pansements, dont des Compeed (seconde peau pour les ampoules), épingles à nourisses, collyres et désinfectant en unidoseshuiles essentielles de menthe pour les douleurs diverses et migraines et HE de tea tree. J'ai également du paracétamol, un peu d'aspirine, de la lidocaïne sous forme de spray, il peut servir en cas de mal de gorge mais aussi de mal au dent. Une bonne action antidouleur. Je n'oublierais plus les antidiarrhéique, m'étant fait refiler des produits frelatés en Iran. A cette trousse de base, chacun peut ajouter les produits qu'il juge nécessaire : de la pince à épiler à la ventoline, des préservatifs aux antispasmodiques voire des clous de girofles contre le mal de dent...

En fonction de chaque niveau de confort, si l'on dort dans des hôtels miteux, un sac à viande ne sera pas du luxe. Je reviendrais plus tard sur l'équipement supplémentaire en bivouac.

14:26 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voyage, tour du monde, tdm, backpaper, équipements | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

17.10.2011

1000 premiers kilomètres en Catrike Expedition : le bilan

trikeAvant de m'attaquer à la route de la Soie, il me faut tester le matériel ainsi que le bonhomme afin de ne pas avoir de mauvaises surprises en route. C'est aussi pour cela que j'avais testé (et abandonné) le vélo droit sur 1200 km du chemin de Saint-Jacques. 

Outre des trajets pendulaires, j'ai effectué un millier de kilomètres avec le trike en quelques semaines, dont un aller retour Basse-Normandie - Champagne-Ardennes sur mon drôle d'engin.Je suis à plus de 90 % enchanté de ce drôle de vélo à trois roues. Le dérailleur tordu du premier jour de roulage est oublié.

Jusque là je n'avais fait que des petites distances, le temps de trouver des chaussures SPD à ma taille. Bien équipé, j'ai fait des sorties d'une trentaines de kilomètres. Le seul soucis rencontré a concerné la jante gauche dont les rayons se sont tous détendus... Après redressage, ça roulait mieux. J'ai poussé jusqu'à une soixantaine de kilomètres à 18 km/h de moyenne. J'apprécie le freinage et la tenue de route de l'engin, même si j'ai failli verser au début, sur les virages très secs en roulant trop vite, imaginant que j'étais sur un karting. 100 kg de viande, ça lève dans les virages sec !

Sans titre.jpg
Je n'ai pas remarqué d'animosité particulière des automobilistes, la plupart respectant la règle des 1m50 de dépassement, (voire plus). En campagne, j'ai pris l'habitude mettre mon fanion (j'ai perdu le moche fanion d'origine, troqué contre mon drapeau normand...) Pour être plus visible, un gilet jaune m'accompagne. Je n'ai pas voulu le couper pour en faire une manche à air... L'abord avec les gens dans la rue est plutôt sympa et j'ai croisé Geoffroy et Noémie à Saint-Lô, un couple qui possède plusieurs engins à deux ou trois comme le miens ainsi qu'un tandem à trois roues. 
Une belle rencontre et des échanges sympas !

Motivé par l'idée de mon confronter au terrain, j'ai fait une grande balade jusqu'à Epernay. J'ai effectué près de 300 km en trois jours sur les routes en autonomie. Je l'ai chargé de deux sacoches Ortlieb back roller classic surmontées de mon sac à dos Lowepro étanche. Le trike n'a pas connu de problèmes techniques. Si ce n'est que le poids était mal réparti : trop lourd, trop en hauteur... En bougeant le cul du trike, la sensation n'était pas géniale. J'ai rechangé mon chargement, ça allait mieux. Mais je pense que l'idéal est logiquement une remorque deux roues.

Sur la RN13 j'ai croisé Antoine, qui réside près de Lisieux. Il a fait demi-tour pour me saluer, il a acheté un Expedition il y a un mois. On a longtemps échangé sur le bords de la route...

 J'ai un peu souffert à l'aller, notamment après le passage des côtes de Lisieux. Mes développements sont trop long (d'origine Catrike). Sur le plat, plus encore en côte, une douleur a commencé à venir dans le genou droit. J'ai rallongé la bôme et la douleur s'est arrêtée pour aller dans le genou gauche (à un autre endroit du genou). J'ai raccourci la bôme et réglé la cale SPD à droite, ça allait mieux. A vrai dire, j'ai eu un peu de mal à trouver la bonne position pour pédaler facilement et ménager la délicate mécanique de la jambe par rapport à celle du trike. Il va falloir que je sois plus fin dans mes réglages à moins que mon genou ne soit foutu ! J'ai essayé de maintenir les 90 tours minute. Je n'avais pas ces douleurs avec des chaussures normales, mais c'est trop dangereux de pédaler sans...

J'ai eu l'impression que les douleurs viennent aussi lorsque je tire sur les pédales plus que je ne pousse... En moulinant plus vite le poids à l'arrière créé du ballant qui n'est pas agréable. Geoffroy m'avait conseillé de pédaler rond, j'ai encore à apprendre...

catrike,test,voyage,rando,raidLa circulation dans Paris ne m'a pas fait trop peur. J'ai envoyé gras et atomisé tout ce qui roulait sauf les deux-roues motorisées ou presque grâce aux pistes cyclables et couloirs de bus.

Je suis passé chez Béovélo que j'avais contacté sur les moteurs-moyeux. Sympa le boss ! Lui trouve qu'une assistance électrique de type "Vicky" serait l'idéal car il possède une roue libre et freinerait moins qu'un BionX. Enfin, ce n'était qu'une idée comme ça. Sur un voyage au long cours, il ne semble pas que ce soit l'idéal en terme de fiabilité. De nombreux utilisateurs m'ont confirmé qu'une simplicité mécanique au maximum serait garant d'un voyage sans encombres. Je pense donc que mon système à dérailleur et pignons classiques est plus ou moins condamné.

Je compte donc investir dans un moyeu Rolhoff, une sorte de boîte de vitesse pour vélo. Une vidange tous les 5.000 km et un SAV mondial. L'avantage est d'avoir une ligne de chaîne droite, une chaîne plus grosse type BMX... Bref, sur le papier c'est l'idéal. Reste le coût d'un bon gros millier d'euros à prévoir et donc à budgéter.

d.jpgAprès quelques jours en Champagne, je suis reparti mardi dernier. J'ai un peu galéré à trouver les petits chemins de traverser pour me libérer des nationales (RN 3 & RN 13) à l'aller comme au retour. J'ai pu prendre le canal de l'Ourcq à Claye Souilly pour rejoindre Paris et Suresnes où m'attendait la famille. Sur le canal j'ai croisé un vélo couché Nazca. Encore de bons échanges avec Kherla, un adepte de la rando. De Suresnes, j'ai suivi le Mont Valérien puis Saint-Germain-en-Laye pour sortir de la région parisienne. Ensuite j'ai repris les pistes cyclables d'Aubergenville à Rosny-sur-Seine puis la RN13 après avoir galéré à trouver certaines vélouroutes comme celle partant d'Evreux. Elle débouche sur un terrain vague. Pas moyen de trouver le Neufbourg ! De guerre lasse, j'ai continué sur la nationale. A Pacy-sur-Eure, la recontre avec Thierry, le patron de l'Eure Bleue, bar tabac, a été un pur délice. Nous avons parlé photo de concert et costumes, car il est passionné de reconstitution historique.

En tout cas, les 400 kilomètres du retour se sont bien passés à part un bris de chaîne et une fuite de valve. J'ai essayé de comprendre mes erreurs, de mieux pédaler et là, presque plus de mal de genoux, des étapes de 75 - 85 km enchaînées et une certaine euphorie à la clef. Celle du bien être qui vous pousse à pédaler et d'avoir la banane naturellement. Un pédalage plus rond, plus en montant dans les tours.

J'ai quelques courbatures dans l'intérieur du dessus de la cuisse, mais je suppose que c'est le rodage et c'est plutôt bon signe. Quant au trike, pas grand chose à dire, ça roule... Pas de crevaison avec mes Schwalbe Marathon & Marathon racer !

15:05 Écrit par Laurent Houssin dans Matos, Projet | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : catrike, test, voyage, rando, raid | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

06.10.2011

Steve Jobs, patron d'Apple est mort...

steeve.jpgSteve Jobs... De l'Apple I bricolé dans un garage à l'Iphone 4S qui vient de sortir les produits Apple ont révolutionné l'informatique. Génial inventeur, Steve Jobs est mort trop tôt. Putain de cancer...

De l'Apple IIe de 1983 à l'Ibook sur lequel je tape cette note, j'ai toujours apprécié bosser avec ce matériel fiable... Steve tu vas nous manquer...


08:40 Écrit par Laurent Houssin dans Matos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : steve jobs, apple | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | |  Imprimer | |

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